Les PLAYMOBIL® au Château de Selles

Les PLAYMOBIL® au château de Selles-sur-Cher pour l’envahir un week-end entier.

Le Château de Selles sur Cher prépare une veille de Noël qui sera envahie de centaines de petits personnages, en accueillant, pour la première fois, du 15 au 17 décembre 2017, l’exposition exceptionnelle de Dominique Béthune.

Si vous nous suivez sur YouTube ou Facebook, vous avez peut-être déjà compris qu’il s’agit d’une exposition de PLAYMOBIL®. Cette exposition est proposée par un collectionneur privé : M. Dominique Béthune. Cela ne s’invente pas, quel raccourcis de l’Histoire pour ce château dont la partie Renaissance fût imaginée par son probable illustre et lointain ancêtre, Philippe de Béthune, ambassadeur à Rome d’Henri IV et frère du grand Sully.

Des thèmes de Noël seront présentés, mais également Harry Potter ou bien Mary Poppins. Tout un étage entier de la partie médiévale du Château de Selles sur Cher y sera consacré. Ce sera l’occasion de découvrir des jouets inédits.

Profitez vite de cette exposition, elle sera de courte durée : du vendredi 15 décembre jusqu’au dimanche 16. Le vendredi 15, ouverture à 12h et une Nocturne spéciale aura lieu jusqu’à 21h. Le samedi et le dimanche, ouverture non-stop de 10h à 18h.

Les PLAYMOBIL® sont déjà sur le chemin du château
Les PLAYMOBIL® sont déjà sur le chemin du château

Je vous recommande également de visiter le site de Dominique Béthune,
ainsi que la page du site du château de Selles-sur-Cher.

Selon le site officiel, depuis 1974, le concept de jeu PLAYMOBIL® conçu par Hans Beck est devenu un incontournable dans les chambres des enfants avec ses multiples univers – du bateau des pirates à l’hôpital pédiatrique.

Depuis leur création, près de 3 milliards de personnages au sourire mythique ont été fabriqués. Avec près de 30 thèmes différents et distribués dans près de 100 pays, ces personnages ont conquis le cœur des enfants des cinq continents. La marque représente un concept de jeux offrant un haut niveau de qualité et sécurité aux yeux des parents et des éducateurs.

 

Jumelage avec Taï Er Zhuang

Ce mercredi 29 novembre 2017, a été signée la convention de jumelage entre le Château de Selles sur Cher et la Cité ancienne de Taï Er Zhuang, située dans la province du Shandong, en Chine. Elle est là-bas un véritable symbole tant qu’historique que culturel. Le but est de renforcer le flux de visiteurs dans les deux sites touristiques, développer les expériences et les événements. En avant première, sachez qu’une manifestation sera organisée pour fêter le Nouvel an Chinois en 2018, à Selles sur Cher.

Cet article est repris depuis la page Facebook du château. Les images de cette page sont reprises à partir de cartes postales distribuées par nos amis de Chine.

Lien de la vidéo de l’article.

Cette cérémonie s’est déroulée au château sous la présidence de M. Nicolas Mazzesi, propriétaire, en présence de M. le Maire de Selles-sur-Cher, de la délégation chinoise, des Compagnons de Philippe de Béthune, et des invités. Ce fût l’occasion d’échanges de cadeaux entre les deux délégations.

La signature de la convention
La signature de la convention
M. N. Mazzesi remet symboliquement les clés du château au représentant de la cité Tai Er Zhuang
M. N. Mazzesi remet symboliquement les clés du château au représentant de la cité Tai Er Zhuang

Les représentants de Tai Er Zhuang remettent symboliquement le plan de la cité à M. N. Mazzesi.

Le verre de l'amitié
Le verre de l’amitié
Les délégations
Les délégations

La carte.

 

Architecture au jardin

En ce mois de novembre, époque dévolue aux préparatifs de l’hivernage des jardins, la partie médiévale du château offre aux visiteurs une exposition photographique de jardins Renaissance de notre région : Architecture au jardin

L’on y découvre notamment que l’eau est présente dans l’art Renaissance, plus ou moins domestiquée par la main de l’homme.

Comment ne pas faire le lien avec le plan du parc du château de Selles-sur-Cher, tel qu’il se présentait au XVIIIe siècle ? Ce plan a été récemment découvert par un étudiant qui effectuait des recherches à Stockholm. On y observe des bassins qui semblent ornementés de jets d’eau. Quelques questions se posent : d’où provenait l’eau, et comment étaient alimentés ces jets d’eau ?

Les quatre bassins, détail du plan du XVIIIe siècle retrouvé à Stockholm.
Les quatre bassins, détail du plan du XVIIIe siècle retrouvé à Stockholm.

Si l’histoire de Selles-sur-Cher rappelle la domestication de la rivière le Cher, cela n’explique pas tout. En effet, la rivière fut domestiquée à Selles pendant très longtemps : un port de pêche et de batellerie, et aussi des moulins, comme le rappellent quelques noms de rues anciennes, rue de la pêcherie, des tanneurs, des meuniers… Certaines de ces installations figurent encore sur le premier cadastre napoléonien.

On sait aussi qu’à l’époque de la construction Renaissance de notre château, réalisée sur l’initiative de Philippe de Béthune, on savait aussi pomper et acheminer l’eau. Par exemple, à l’initiative du roi Henri IV, que servaient les deux frères Béthune, une pompe fut construite à Paris sur la Seine, alimentée par des roues à aubes, servant à acheminer l’eau puisée dans le fleuve pour alimenter le château royal des Tuileries. Cet ouvrage portait le nom de Samaritaine, nom resté célèbre pour Paris.

En visitant l’exposition actuellement proposée au château de Selles-sur-Cher, nous apprenons notamment qu’à la Renaissance des éoliennes permettaient de puiser de l’eau pour la stocker dans des réservoirs, afin d’alimenter les jardins.

Éolienne à Azay-le-Rideau, détail d’une planche de l’exposition « Architecture au jardin » ® Château de Selles-sur-Cher, novembre 2017
Éolienne à Azay-le-Rideau, détail d’une planche de l’exposition “Architecture au jardin” ® Château de Selles-sur-Cher, novembre 2017

Ainsi, pour alimenter les bassins et leurs jets d’eau du parc de Selles, nous pouvons maintenant choisir parmi deux solutions de pompage : la rivière ou des puits. Des puits, il en existe toujours plusieurs dans le domaine actuel du château, dont l’un idéalement situé dans la zone du parc. Une dernière question subsiste : mais où cette eau était-elle stockée ? Il fallait bien quelque part un réservoir assez volumineux pour distribuer les jets d’eau des bassins.

Il existe encore une très célèbre installation en France, celle du château de Versailles. L’eau était puisée dans la Seine, par la célèbre machine de Marly, acheminée par un aqueduc jusqu’aux réservoirs situés au nord du château. Cet ensemble se visite toujours.

Bien entendu, il n’est pas question de rechercher à Selles une installation aussi grandiose, mais une hypothèse est plausible : la vieille tour médiévale qui figure sur le plan du XVIIIe siècle retrouvé, et dont nous avons la certitude qu’elle existait encore lors de la vente du château au bénéfice de la famille Le Bret, était-elle susceptible d’accueillir un tel réservoir ?

Aux détours d’une exposition proposée au château de Selles-sur-Cher, il est possible de rêver à ce qu’était peut-être ce château imaginé par Philippe de Béthune.

Robert de Courtenay

Robert de Courtenay est né en 1167/1168, de Pierre 1er de France et Élisabeth de Courtenay.

Pierre 1er est le sixième fils de Louis VI « le Gros ». Le frère de Louis VI deviendra Louis VII « le Jeune », père de Philippe II « Auguste ». Robert 1er de Courtenay est donc cousin de Philippe Auguste.

A la suite de la conquête de la Normandie par Philippe Auguste en 1024, il reçoit les châteaux de Nonancourt et Conches (27). Il devint ensuite en 1205 seigneur de Champignelles, Malicorne, Charny-en-Gâtinais, Vermenton et Villeneuve-Les-Genêts (89) ; Châteaurenard et Chantecoq (45).

En 1210/1211, aux côtés des seigneurs du nord de la France, il participe au début de la croisade contre les Albigeois.

En 1223, il est nommé Grand-Bouteiller de France du roi Louis VIII, fils de Philippe Auguste.

Première épouse vers 1200, Constance de Toucy, dame de Bléneau (89) qui décède en 1215.

Le 18/10/1218, il épouse Mahaut, veuve de Jean III de Beaugency, dame de Mehun-sur-Yèvre (18), Cloyes (28) et Selles-sur-Cher, devenant ainsi seigneur de ces terres. Elle décède en 1240. Elle était la fille de Philippe, seigneur de Mehun-sur-Yèvre.

Robert de Courtenay porte d’or à trois tourteaux de gueules brisé d’un lambel à cinq pendants d’azur en chef.

Aux origines, Bouteiller (en latin buticularius) était un titre donné au Moyen Âge à l’officier chargé de l’approvisionnement en vin d’une cour royale, impériale ou princière. Il pouvait aussi avoir un rôle d’échanson, ce qui signifie qu’il pouvait être amené à servir le roi à table dans les grandes occasions.

Sous la dynastie capétienne, le bouteiller perd sa fonction de gestion des approvisionnements de la cour, rôle désormais dévolu à des échansons. Il est désormais chargé d’administrer le vignoble du domaine royal, fonction pour laquelle il perçoit une redevance sur certaines abbayes fondées par le roi.

L’emplacement du château de Selles-sur-Cher, situé en val de cher au milieu du vignoble, le désignait particulièrement pour cette noble fonction.

Aujourd’hui, le château de Selles-sur-Cher renaît avec sa très ancienne tradition viticole. Après un premier essai de vinification d’une cuvée de 2016 qui sera prochainement commercialisée, le château s’est équipé d’un chai des plus modernes. Pour des renseignements plus détaillés, visitez le site du château.

Le nouveau chai du château est sur instagram.

Assemblée Générale 2017

Compte rendu
Ce mardi 17 octobre 2017, s’est tenue dans la grande salle du CLE de Selles-sur-Cher l’assemblée générale statutaire de notre association Les Compagnons de Philippe de Béthune. La séance s’est ouverte à 19h.

  1. Émargement des présences, et vérification des procurations ; renouvellement des adhésions.
  2. Le Président déclare la séance ouverte à 19 h 15 et remercie les personnes de l’assemblée et particulièrement Monsieur le Maire, ainsi que Madame Michèle Gauthier, adjointe aux associations et M. Lebas, conseiller municipal.
  3. Il passe la parole à la vice-Présidente pour le rapport moral, qu’elle nous présente sous forme de diaporama commenté par les événements marquants de l’année :
  • La chasse aux gourmandises qui attire de plus en plus d’enfants.
  • L’exposition des orchidées selon les senteurs, les couleurs, les parfums et la présence de l’orchidium de Contres lors des journées du patrimoine.
  • La commémoration de la venue des américains en vallée du Cher, avec son côté festif apprécié par tous.
  • Les journées du patrimoine avec un record de fréquentation à ce jour.
  1. Moïsette Lefèvre passe la parole à la trésorière pour le bilan financier: celle-ci donne lecture du compte de résultat de la saison écoulée.

Quitus des comptes est donné à Madame Christiane Nony pour ce bilan.
La secrétaire annonce les postes qui se libèrent : Christophe Aubry quitte son poste de Président, puis les fins de mandat de Christiane Nony, trésorière et Moïsette Lefèvre, vice-présidente qui restent tous les trois administrateurs du CA.
3 personnes postulent pour devenir administrateurs : Mmes Catherine Pesnel, Angélique Dujon, Béatrice Morin. L’assemblée approuve à l’unanimité.
Puis le Président demande la sortie du CA pour les élections du bureau.
Pendant les élections du bureau, il est présenté un film.
Retour de l’élection du bureau : la secrétaire annonce les résultats du nouveau conseil d’administration.
A l’unanimité et à main levée, ont été élus :

  • Les membres du CA : Mesdames Sylvie Barché, Christiane Nony, Annie Mollard, Catherine Pesnel, Angélique Dujon, et Messieurs Christophe Aubry, Patrick Lorgeoux, Denis Chuit, Denis Foin, Nicolas Mazzesi.

Concernant le bureau :

  • Vice-secrétaire : Mme Annick Huyar
  • Secrétaire : Mme Christiane Linard
  • Vice-trésorière : Mme Béatrice Morin
  • Trésorier : M. Jean Claude Chuiton
  • Vice-président : M. Gilbert Gaillien
  • Présidente : Mme Moïsette Lefèvre
  • Président d’honneur : M. Nicolas Mazzesi

La secrétaire donne la parole à la Présidente :
« Merci au conseil d’administration de m’avoir élue en tant que Présidente. Merci à Christophe pour les 4 années passées avec l’équipe.
Ce que je souhaite le plus aujourd’hui, c’est que perdure, dans l’équipe, l’esprit de cohésion et d’harmonie au sein du groupe des Compagnons.
Le mot Compagnon à un sens très fort et demande respect. Un Compagnon, c’est celui qui accompagne, qui partage des joies et parfois des peines, c’est aussi celui qui sait écouter l’autre.
Mon objectif : aller de l’avant et marcher avec et auprès de Nicolas.
L’association doit prendre un nouvel élan pour porter à bien sur 5 ans, le projet pharaonique qu’est la restauration du pavillon Sully.
Je lance un appel aux bénévoles pour trouver de nouveaux adhérents qui souhaiteraient nous aider, dans ce projet en particulier, et dans tous les projets à venir. »
Mot de Christophe Aubry : « je remercie tous les Compagnons bénévoles qui m’ont secondé dans cette grande et belle aventure destinée à redonner à notre beau château le prestige qu’il mérite. J’ai été fier et honoré de passer ces 4 années avec vous ; mon souhait est de ne pas reprendre de fonction dans le nouveau bureau, tout en restant dans le CA, à la plus belle place, celle de Compagnon. J’ai hâte de reprendre le cours de ma vie privée et professionnelle avec sérénité. J’ai foi en ce nouveau bureau qui vient de se mettre en place. »
La parole est donnée à Nicolas Mazzesi qui fait le bilan des 5 années :
« Pour quoi : pour organiser, aller plus haut, remettre de la vie dans le château.
De la vie, car au départ il y avait 4 murs, beaucoup de travaux, et des projets d’évènements qu’il m’était difficile de mener à bien, seul.
Les compagnons m’ont permis de développer notre patrimoine à tous : pour le château, pour la ville.
Pour cela, nous avons besoin d’un nouvel élan, et les Compagnons sont prêts à le donner.
Merci à Christophe, merci aux compagnons, et merci à la mairie pour son soutien sans faille.
Bienvenue aux nouveaux compagnons. Et une pensée émue pour Philippe. »
Monsieur le maire remercie les compagnons du travail qu’ils font et du partenariat de l’association avec la mairie : « Vous apportez énormément à la ville et grâce à vous, la commune vit.
Si vous avez des besoins, n’hésitez pas à venir en discuter, nous trouverons une solution. »
Moïsette Lefèvre le remercie, ainsi que l’assemblée.
Fin de l’assemblée générale à 20 h 40, et rencontre autour du verre de l’amitié.

Journées patrimoine 2017 – Compte-rendu

Journées patrimoine 2017

Comme maintenant chaque année, le château de Selles-sur-Cher a ouvert ses portes en offrant au public diverses activités à l’occasion des journées européennes du patrimoine 2017.

Les visiteurs ont ainsi vécu une relation au temps et à l’espace toute particulière.

Le château s’inscrit dans le temps

Véritable carrefour du temps, entre l’instant d’une visite, les activités proposées, et l’Histoire du site :

  • L’instantané, avec la photographie des miss de notre région ;
  • Le temps des saisons que ce soit avec l’exposition sur la vie extravagante des orchidées, mais aussi avec le vin, car ce château renoue maintenant avec la vigne qui y était présente dans un passé lointain, celle de Robert de Courtenay, bouteiller du roi capétien Louis VIII, à la charnière des XIIe et XIIIe siècles ;
  • Le passé Renaissance du château, avec l’ouverture exceptionnelle des Pavillons Dorés, appartements de Philippe de Béthune lorsque ce dernier construisait son château, dont il ne reste que les parties que nous connaissons ;
  • Le retour sur le présent, avec les projets des propriétaires actuels de revitalisation du site, en le réinscrivant dans les activités touristiques et économiques de sa ville de Selles-sur-Cher.

Le dernier aspect cité, fut aussi une relation toute particulière au temps en cette année 2017, avec les commémorations de l’arrivée des Américains dans la vallée du cher. Cette commémoration fut l’occasion d’accueillir, dans le château, l’ambassade des États-Unis d’Amérique, fait exceptionnel en soi.

Cela s’est passé durant ces journées (4 vidéos) :

Haute couture à propos des orchidées

La forêt tropicale des orchidées

Les Pavillons Dorés

La vie extravagante des orchidées au château

Le château s’inscrit dans l’espace

Carrefour dans l’espace également :

  • Ponctuel par la (re)découverte des Pavillons Dorés, lieux plutôt restreints dans le château médiéval, mais très richement décorés dont sa conservation nécessite, malheureusement, de les maintenir fermés au public ;
  • Plus large par la cour médiévale, vieille friche bourbeuse devenue agréable à parcourir, par une réhabilitation permettant l’observation du vieux château, des vastes projets des propriétaires et l’accès à ceux déjà réalisés, et la toute nouvelle vigne plantée cette année ;
  • Plus large encore, car depuis cette cour médiévale il est maintenant devenu facile, non seulement d’accéder aux étages médiévaux proposés au parcours de visites, mais de découvrir la réhabilitation du rez-de-chaussée qui accueille maintenant un chai permettant l’élaboration des vins du château, auquel se joint une toute nouvelle salle polyvalente, avec ses activités de dégustations, mais aussi festives, publiques et privées ;
  • Hors les murs du château, car cette année une exposition commémorative 1917-2017 s’est déroulée dans la ville de Selles-sur-Cher, à l’initiative de deux Compagnons de Béthune et soutenue par le château, accueillant durant deux mois plus de 2.000 visiteurs, dont près de la moitié sont venus de toutes les régions hors du département du Loir-et-Cher.

Au-delà du succès, 2017 est donc une année charnière, espace de temps et de lieux, dans la vie de ce château et de sa ville. Nul doute que ce site offre un énorme potentiel qui mérite d’être salué par les visiteurs.

Philippe de Béthune devant les Pavillons Dorés

La forêt tropicale

Haute couture à propos des orchidées

Une orchidée parmis les orchidées

Tous nos modèles présentés le sont avec leur consentement

© Les Compagnons de Philippe de Béthune – Tous droits réservés

 

journées patrimoine 2017

Journées patrimoine 2017 au château de Selles-sur-Cher

Durant les journées patrimoine 2107, venez découvrir ou redécouvrir le château de Selles-sur-Cher. Si vous le connaissez déjà, venez suivre son évolution et les nouveautés qui s’y cachent.

Un peu d’Histoire

Le patrimoine, une notion née avec la Révolution française

La notion de patrimoine est née au lendemain de la Révolution française. Elle est étroitement liée au sentiment d’appartenance à une nation.

Dès 1830, François Guizot, ministre de l’Intérieur, crée une inspection générale des monuments historiques. Une commission supérieure des Monuments historiques est instituée en 1837 et une première liste des monuments protégés est établie en 1840.

La première loi sur la conservation des monuments et objets d’art ayant un intérêt historique est celle du 30 mars 1887. Elle ne concerne que le patrimoine appartenant à des personnes publiques.

Le 31 décembre 1913 était promulguée la loi sur les monuments historiques. Elle a réellement fondé la politique de protection des monuments historiques, et institué les pratiques qui forgent la pensée du patrimoine en France. Elle rend possible le classement d’un bâtiment ou d’un objet sans l’accord de son propriétaire, même s’il est privé.

La vision du patrimoine a ensuite évolué, tout le long du XXe siècle, incluant les champs de bataille de la Grande Guerre, puis la protection des abords des monuments classés.

Les Journées du patrimoine, le samedi 16 et le dimanche 17 septembre, fêtent l’anniversaire de cette loi. C’est l’occasion, comme tous les ans, de visiter bon nombre de lieux insolites à travers tout le territoire français.

Journées patrimoine 2017 Cheminée du XVIIe siècle aux armes de Philippe de Béthune

XXe – XXIe siècles

Les Journées portes ouvertes des monuments historiques, grande fête du Patrimoine, sont nées en 1984 à l’initiative de l’ex-ministre de la Culture Jack Lang. Elles sont devenues européennes en 1991. Tous les ans, elles sont l’occasion d’avoir accès à des monuments historiques, et aussi d’entrer dans les coulisses, les cours cachées et les recoins secrets d’institutions plus ouvertes.

Plus particulièrement à Selles-sur-Cher, le château a été inscrit en 1926, et classé en 1985, grâce à la famille d’Hardemare qui l’avait acquis en 1880. Bien que ce château soit privé, les propriétaires actuels l’ont de nouveau ouvert au public depuis quelques années. Notre association « Les Compagnons de Philippe de Béthune », en partenariat avec les propriétaires, s’inscrit dans une démarche de revitalisation de ces lieux prestigieux chargés de plus de mile ans d’Histoire. Exceptionnellement, les Pavillons Dorés seront ouverts au public pendant ces deux jours. En effet, les peintures commandées par Philippe de Béthune sont restées dans un état de conservation exceptionnelle depuis le début du XVIIe siècle. Malheureusement les planchers qui les soutiennent s’affaissent, conduisant la DRAC à interdire l’accès, mais vous pourrez les admirer durant ces deux jours. Des visites organisées par le président de notre association feront revivre ces lieux en toute convivialité.

Journées patrimoine 2017 Les lunettes de la visite 3D

Les journées patrimoine 2017 au château

Au château de Selles-sur-Cher, les journées patrimoine 2017 ne sont pas qu’antiquités, elles sont aussi matérielles et immatérielles. Matérielles, ce château évolue pour s’inscrire dans son XXIe siècle. Après avoir été pionnier dans ses visites en 3D et réalité augmentée, il fait maintenant revivre une très ancienne activité viticole qui existait déjà au XIIe–XIIIe siècle. La première cuvée du château sera d’ailleurs présentée cet automne. Immatérielles, les événements festifs et culturels qui se déroulent dans ces lieux ont pour objectif de les faire mieux connaître, et contribuer ainsi à leur restauration.

Ce patrimoine est aussi naturel. Cette année, en partenariat avec l’orchidéum de Contres, venez découvrir dans les salles du château la troisième exposition d’orchidées, sur le thème « la vie extravagante des orchidées ».

Journées patrimoine 2017 Le nouveau chai du château

Ne manquez pas ces visites privilégiées.

Vous ne connaissez pas ce château ? Alors, n’hésitez pas, venez le découvrir. Si vous le connaissez déjà, venez suivre son évolution et les nouveautés qui s’y cachent. Les Compagnons de Philippe de Béthune, en costumes des différentes époques du château, se feront un plaisir de vous conduire. Vous aurez peut-être même le privilège de croiser les propriétaires de ces lieux.

15 août au château

Rendez-vous mardi 15 août au château de Selles-sur-Cher de 10h à 17h

Pique-nique sur le thème 1900

Concours d’élégance dans l’après-midi

Donc, venez de préférence en costume d’époque avec votre panier

Cependant, un complément de restauration sur place sera assuré

Entrée pour tous 2 euros.

Gratuit jusqu’à 5 ans

Pour tous renseignements : 06 66 79 64 96 ou 06 63 47 04 89

Les Américains avant 1917

Les Américains avant 1917, conférence donnée au château de Selles-sur-Cher, dans le cadre des commémorations de 1917.

Ne manquez pas cette date : 22 juillet 17h au château de Selles-sur-Cher, salle Robert de Courtenay.

Au programme : Présentation des fondements de la démocratie américaine et des circonstances de l’entrée en guerre des États-Unis en 1917.

Intervenants : Annie et Philippe Zwang, historiens, anciens professeurs de l’IUFM de Paris. Spécialistes de l’histoire Américaine et de la Première Guerre Mondiale.

Cycle de conférences proposé par les Compagnons de Philippe de Béthune, dans le cadre des commémorations de l’arrivée des Américains en vallée du cher en 1917.

Un peu d’Histoire.

Élaborée par Locke (1632-1704) et Montesquieu (1689-1755), la théorie de la séparation des pouvoirs vise à séparer les différentes fonctions de l’État, afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de missions souveraines. Si cette théorie est souvent invoquée dans les régimes démocratiques, elle a été plus ou moins rigoureusement mise en pratique.

La théorie classique

La théorie classique de la séparation des pouvoirs distingue trois fonctions principales au sein des différents régimes politiques :

  • la fonction d’édiction des règles générales constitue la fonction législative ;
  • la fonction d’exécution de ces règles relève de la fonction exécutive ;
  • la fonction de règlement des litiges constitue la fonction juridictionnelle.

Partant du constat que, dans le régime de la monarchie absolue, ces trois fonctions sont le plus souvent confondues et détenues par une seule et même personne, le monarque, la théorie de séparation des pouvoirs plaide pour que chacune d’entre elles soit exercée par des organes distincts, indépendants les uns des autres (à ne pas confondre avec une forme d’indépendance vis-à-vis du peuple…), tant par leur mode de désignation que par leur fonctionnement. Chacun de ces organes devient ainsi l’un des trois pouvoirs :

  • Le pouvoir législatif est exercé par des assemblées représentatives,
  • Le pouvoir exécutif est détenu par le chef de l’État et par les membres du Gouvernement,
  • Le pouvoir judiciaire, enfin, revient aux juridictions.

L’objectif assigné par Montesquieu à cette théorie est d’aboutir à l’équilibre des différents pouvoirs, « Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».

L’exemple américain

Nombre d’analyses sur le système politique des États-Unis sont intéressantes pour comprendre les fondements de la démocratie américaine.

L'organisation politique aux États-Unis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, il y a dans les institutions américaines quelques particularités par rapport aux institutions des autres pays démocratiques. Par exemple, le fait que le peuple américain ait pu traverser deux siècles en conservant la même Constitution, tandis que le peuple français en usait dans le même temps quinze, ou encore le fait que cette Constitution divise les pouvoirs et institutionnalise un mécanisme de check and balances, grâce auquel le peuple est représenté par le Président, le Sénat, la Chambre des représentants et par la Cour suprême ; le fait que la Cour suprême ait un poids important dans les affaires du peuple, alors que les juges de la Cour suprême ne sont pas élus par le peuple ; le fait enfin que le peuple américain se réserve la possibilité d’intervenir par lui-même et en dehors de ses représentants, à l’occasion de certains épisodes majeurs, pour « dicter sa loi délibérée et son jugement bien pesé en matière de droit et de définition du contenu du pacte social ». Si les fondements de la démocratie américaine sont donc si particuliers, c’est parce que les institutions américaines ont développé une voie originale, celle du dualisme.

La Fayette 1784

 

 

 

 

 

Plusieurs conceptions

Le modèle dualiste ne correspond ni à la conception moniste, propre aux pays britanniques par exemple, ni à la conception fondationnaliste que prône l’Allemagne par exemple. En effet, ces deux conceptions ne correspondent pas à la réalité de l’histoire constitutionnelle américaine.

La conception moniste est celle qui  attribue aux élus du peuple le pouvoir absolu de le représenter, de pouvoir faire la loi et de la défaire.

La conception fondationnaliste défend à l’opposé une limitation du pouvoir des représentants du peuple, elle considère qu’il est nécessaire de protéger, contre toute atteinte par le pouvoir politique, un certain nombre de droits fondamentaux, le plus souvent inscrits dans la Constitution ou dans la déclaration des droits qui leur sont annexés.

Si le gouvernement américain doit protéger les droits fondamentaux contre les changements politiques au jour le jour, il y a certaines circonstances majeures, où l’intervention directe du peuple s’impose dans le débat politique de façon réfléchie :

  • Le moment de la Fondation entre 1776 et 1787, par lequel le peuple américain a codifié la défaite infligée par la génération républicaine à la monarchie, au nom de l’auto gouvernement ;
  • Le moment de la Reconstruction républicaine autour des années 1860, par lequel le peuple a codifié, à la suite de la guerre civile, les amendements qui ont aboli l’esclavage et ouvert un nouvel âge de l’égalité ;
  • Et enfin le moment du New Deal entre 1933 et 1937, par lequel le peuple a ouvert de nouvelles voies au big government, notamment en matière économique et sociale.

Ainsi, le peuple peut abroger des lois permettant l’adoption d’amendements constitutionnels, parce qu’en Amérique c’est le peuple qui est la source du droit, d’où le fait que les représentants élus doivent respecter les droits des individus.

Moment de la Fondation

La révolution américaine est la période de bouleversements politiques qui eurent lieu pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle et durant laquelle les Treize colonies d’Amérique du Nord se sont unies pour se libérer de l’Empire britannique, et devenir les États-Unis d’Amérique.

Investiture George Washington 30 avril 1789 

 

 

 

 

Moment de la Reconstruction

A la fin de la Guerre de sécession, les États-Unis connaissent une période cataclysmique. L’assassinat du président Lincoln, qui plonge la classe politique dans le chaos apparaît presque comme une péripétie au regard de la situation apocalyptique dans laquelle est plongée la société civile pendant encore près d’une décennie. Le XIIIe amendement de la constitution abolit l’esclavage dès 1865. Mais aucune place n’a été faite à cette nouvelle population libre, et même après que le droit de vote leur soit accordé par le XVe amendement, ils resteront des citoyens de seconde zone. De plus, l’attitude revancharde du Congrès, rend pratiquement impossible toute reconstruction dans le Sud, occupé militairement par les troupes de l’Union.

Abraham Lincoln Novembre 1863

 

 

 

 

 

 

New Deal

Le New Deal (« Nouvelle donne » en français) est le nom donné par le président américain Franklin Delano Roosevelt à sa politique interventionniste mise en place pour lutter contre les effets de la Grande Dépression aux États-Unis. Ce programme s’est déroulé entre 1933 et 1938, avec pour objectif de soutenir les couches les plus pauvres de la population, réussir une réforme innovante des marchés financiers et redynamiser une économie américaine meurtrie depuis le krach de 1929 par le chômage et les faillites en chaîne.

Franklin Delano Roosevelt en 1933

 

 

 

8-9 juillet 2017

La fête des 8-9 juillet 2017 s’est donc déroulée sur deux jours. Le samedi matin, la délégation officielle avec la présence de Mme Julia Fendrick, Conseillère culturelle de l’Ambassade des États-Unis en France. (Photo à la une par la Nouvelle république.)

Sur l’aspect culturel, un stand tenu par CPE éditions (Le Petit-Solognot) proposait ses ouvrages au public. Plusieurs auteurs y étaient présents, se livrant à des séances de dédicaces.

CPE éditions - Le petit Solognot

Le stand des amis du Vieux Selles proposait également ses cahiers, dont deux nouveaux numéros consacrés à la mémoire des événements de 1917 dans notre région.

Les Amis du Vieux Selles

Des collectionneurs passionnés exposaient des motos et vélos d’époque, restaurés et en état de marche malgré leur grand âge, dont un magnifique side-car Harley-Davidson en usage en 1917.

Harley-Davidson

D’autres passionnés ont reconstitué un camp militaire, tel qu’il était lors des hostilités : une tente d’officiers, quelques tentes de soldats de la troupe, un poste de tir équipé de sa mitrailleuse, une tente infirmerie, sans oublier le bivouac avec son fourneau. La reconstitution était telle que ces jeunes hommes ont vécu sur place depuis le vendredi soir, dans les conditions du réel de 1917-1918.

Reconstitution Camp US

Reconstitution Camp US infirmerie

Reconstitution Camp US Poste de tir

Le château et notre association étaient bien entendu représentés par un stand accueillant la buvette et des rafraîchissements, devant lequel se tenait une aire de jeux pour enfants, avec l’immanquable trombinoscope. Ce dernier reprenait une image ayant servi aux collectes de fonds américains en soutien de l’effort de guerre en 1917.

Stand commun Château-Compagnons

D’autres stands étaient également présents, associatifs ou d’objets d’art divers, notamment un collectionneur présentant des objets des deux guerres, dont certains réalisés par les soldats en opération.

Collections deux guerres

Réalisations de soldats

Pour le plaisir des sens, le chapiteau de l’avant-cour accueillait des artistes locaux, ici l’école de musique selloise et sa chorale. De jeunes musiciens ont agrémenté le repas du samedi soir.

L'école de musique selloise

L'école de musique selloise - Chorale

En soirée, ce chapiteau accueillait un repas spectacle au menu américain, dont le point d’orgue fut une reconstitution d’un French Cancan, au cours duquel le propriétaire des lieux a aimablement contribué en tenue militaire d’époque.

French Cancan

Une belle pirouette

Le propriétaire fait le buzz

Durant ces deux jours, le château était aux couleurs américaines. Des troupes d’artistes régionaux s’y sont produites, citons A.Dance Company, Red Montana Dancers, sans oublier DLS – Dance et Loisirs Sellois – association locale.

Red Montana Dancers

Les écuries d’Arcadie ont également présenté une reconstitution de réquisition de chevaux pour les armées, tel qu’elles se sont déroulées. Rappelons qu’à cette époque, il était besoin de chevaux, pour la cavalerie et pour tirer des charges, canons, munitions et intendances de toutes sortes. Les chevaux réquisitionnés étaient sélectionnés selon leurs morphologies et leurs aptitudes, tandis que leur bonne santé était aussi suivie par une section vétérinaire présente sur le camp de Gièvres.

Ces deux jours se sont achevés par un concert donné le dimanche soir par une école de musique venue tout spécialement du Royaume-Uni : Wood Green School Music. Ici, les Red Montana Dancers ont proposé au public une séance d’initiation aux danses en ligne, à laquelle ont joyeusement participé les élèves de l’école anglaise lors de leur arrivée au château.

Improvisation dans le spectacle

En soirée, ces élèves se sont produits pour offrir quelques airs célèbres du jazz classique, instruments et chorale, concert terminé juste avec les premières gouttes de l’orage qui avait attendu la fin du spectacle.

The Wood Green School Music

The Wood Green School Music - Chorale

Ces journées se sont déroulées sous la vigilance professionnelle de Rex.

Rex de bonne garde