Festival 2018 Jeunes talents

Festival jeunes talents 2018, organisé par le Centre international de communication culturelle de Beijing Yihai Yingjie, en partenariat avec le château de Selles sur Cher, ce mercredi 8 août, .

Rencontre exceptionnelle entre chanteurs chinois et interprètes français à la Salle des Fêtes de Selles sur Cher. L’objectif du festival est de renforcer la connaissance et la pratique par le spectacle des arts par les étudiants chinois à travers le monde et de s’ouvrir à la culture française.

La séquence FR3 Centre Val de Loire au 19/20 du mercredi 8 août :

Festival jeunes talents 2018

Festival international 2018 des jeunes talents chinois et européens à Selles-sur-Cher

Festival jeunes talents 2018, organisé par le Centre international de communication culturelle de Beijing Yihai Yingjie, en partenariat avec le château de Selles sur Cher, un spectacle – rencontre exceptionnelle entre chanteurs chinois et interprètes français aura lieu le mercredi 8 Août 2018, à 14h à la Salle des Fêtes de Selles sur Cher à 14h. L’objectif du festival est de renforcer la connaissance et la pratique par le spectacle des arts par les étudiants chinois à travers le monde et de s’ouvrir à la culture française.

Mercredi 8 Août 2018 – 14h à la Salle des Fêtes de Selles sur Cher, entrée gratuite.

Des rencontres musicales multiculturelles insolites

Le spectacle est gratuit. Des rencontres entre artistes des deux pays provoqueront des moments insolites. Notamment entre le Trio Terzetti composé de Christian Monne, Michel Lairot et Camille Monne et le groupe de jeunes danseuses chinoises Sunshine. De leur côté, Alexis Chevy (originaire de Selles sur Cher et étudiant en chant lyrique) et Sun Hong Yang interpréteront deux facettes des cultures chinoises et occidentales. Parmi les interprètes chinois, Zhao Bowen et Han Mufei représenteront la nouvelle génération de chanteuses, tandis que le Dr Yang Quanhai, président du Youthful Chinese Traditional Culture World interprètera la chanson « My Sun ».

L’occasion de découvrir également les arts martiaux chinois

La Chine est riche d’une longue culture. Le Kung-fu et les arts martiaux chinois sont connus dans le monde entier. Ils constituent un symbole de justice et de vitalité depuis des milliers d’années. Yang Zehua fera une démonstration spéciale d’arts martiaux chinois.

Qui est le Centre international de communication culturelle de Beijing Yihai Yingjie ?

Le Centre international de communication culturelle de Beijing Yihai Yingjie (Beijing = Pékin en français) organise des activités et de échanges culturels de grande envergure entre la Chine, l’Europe et l’Asie.  Il produit également des émissions sur la chaîne de TV nationale chinoise CCTV. Son but est de développer des événements pour favoriser les spectacles et les performances créatives artistiques. Dans ce cadre, plus de 1000 jeunes talents ont déjà rejoint l’organisation à travers toute la Chine.

Adresse de l’événement :  Salle des Fêtes, 41130 Selles-sur-Cher

Indian motorcycle

Samedi matin 28 juillet, le château de Selles-sur-Cher a reçu plus de 160 motos de la marque mythique américaine Indian motorcycle.

Conducteurs et passagers motards, composés d’Anglais, d’Italiens, d’Américains, de Canadiens, de Hongrois, de Finlandais et aussi de Français, après avoir traversé les rues de la vieille ville, ont pique-niqué dans les cours du château, accueillis par le propriétaire des lieux, et les Compagnons de Philippe de Béthune.

Les visiteurs et touristes ont put admirer ces motos, dont certaines très anciennes, parfois même centenaires, parfaitement entretenues par leurs propriétaires.

Indian, créée en 1901, deux ans avant sa concurrente, Harley Davidson, est la plus ancienne marque de motos américaine. Elle imprègne l’histoire motocycliste américaine et européenne.

Petite vidéo du compagnon Denis :

Florilège de la visite :

Motos Indian de toutes couleurs

4 cylindres Indian

Plus d’images sur le site du club Indian France :

http://indianfrance.com/shows/iir2018/index.html

Cinq nouveaux tableaux

Le château rénove ses collections avec cinq nouveaux tableaux à découvrir dans le parcours de visite.

Nous vous proposons de découvrir les deux premiers : à tout seigneur tout honneur, voici les deux frères : Philippe et Maximilien de Béthune.

Deux frères

Philippe de Béthune

Comte de Selles-sur-Cher (1565-1649), huile sur bois par un artiste inconnu. Il achète le château de Selles-sur-Cher en 1604 et construit les parties Renaissance sur les fondations médiévales. Pour Henri IV, il fut conciliateur et grand diplomate, puis ambassadeur auprès du Saint-Siège à Rome. Il fut également gouverneur de Gaston (1608-1660), troisième fils d’Henri IV. Gaston sera le père d’Anne-Marie-Louise d’Orléans, la Grande Mademoiselle.

Philippe de Béthune

Sully

Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, duc de Sully (1559-1641), plus connu sous le nom de Sully. Compagnon d’armes du roi Henri IV, il devint son principal conseiller. Représenté en 1600 par Norblin de la Gourdaine Sébastien-Louis-Guillaume, collections du château de Sully-sur-Loire.

Sully

Deux monarques.

La suite de l’histoire

Après les deux principaux soutiens du roi Henri IV, voici quelques autres pages de l’histoire de notre château. Après la disparition subite d’Henri IV, Philippe de Béthune qui ne s’entendait guère avec la Régence de Marie de Médicis, s’est retrouvé en une sorte de retraite. Mais lors de la prise réelle du pouvoir par Louis XIII, quelques ambassades lui furent confiées par le nouveau monarque.

Louis XIII

Louis XIII (27/09/1601-14/05/1643), fils ainé d’Henri IV, peint par Philippe de Champaigne (1602-1674). Vous découvrirez ce tableau dans la grande cuisine du rez-de-chaussée, tandis que les deux suivants le sont à l’étage.

Louis XIII

Louis XIV

Louis XIV en costume de sacre (05/09/1638-01/09/1715), fils de Louis XIII et donc petit fils d’Henri IV, peint par Hyacinthe Rigaud (1659-1743). Louis XIV a visité le château de Selles-sur-Cher en 1658 “au cours de sa maladie”, selon Louis Raynal. C’était donc du temps d’Hippolyte de Béthune, fils de Philippe de Béthune, soit entre 1647 (date de la variole de Louis XIV), et 1665 (décès d’Hippolyte), vraisemblablement avant qu’Hippolyte fasse don au roi des collections de Philippe. Hippolyte était aussi ambassadeur comme son père.

Louis XIV

Une duchesse

La Grande Mademoiselle

Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la Grande Mademoiselle (29/05/1627-05/04/1693), duchesse de Montpensier, peinte par Louis Ferdinand Elle l’Aîné (1612-1689).

La Grande Mademoiselle

L’histoire la désigne sous le surnom de “Grande Mademoiselle”, en raison du titre de “Grand Monsieur” porté par son père, Gaston de France (1608-1660), depuis la naissance de Philippe, frère cadet de Louis XIV, appelé alors “Petit Monsieur”. Gaston avait d’abord porté celui de “Monsieur” en tant que frère cadet du roi Louis XIII. Elle est cousine de Louis XIV.

La Grande Mademoiselle séjourna à deux reprises au château de Selles-sur-Cher, en 1637 et 1653. La Grande Mademoiselle est contemporaine de François-Gaston petit-fils de Philippe de Béthune. François-Gaston a épousé Louise-Marie de la Grange d’Arquien. Sa sœur, Marie-Casimire qui fut reine consort de Pologne, a séjourné au château de Selles-sur-Cher en 1696.

François-Gaston était également ambassadeur du roi. C’est après le décès à Stockholm en 1692 de François-Gaston, que son épouse a vendu le château de Selles-sur-Cher à la famille Le Bret.

Modernité dans l’histoire

Ces cinq tableaux sont des reproductions réalisées par un nouveau procédé. Il s’agit d’impressions numériques sur toile, à partir des photographies numériques des œuvres originales. Le rendu est impressionnant, à venir constater sur place lors d’une prochaine visite. Cette réalisation permet au château d’allier la modernité avec quelques pages de son illustre histoire.

Cloches de Pâques

Voyage de cloches

Certains disent que les cloches reviennent de voyage à Pâques, voici l’histoire des cloches de Pâques du château de Selles-sur-Cher :

Il était une fois un mouvement d’horloge et ses trois cloches qui avaient quitté leur château de Selles-sur-Cher pour entreprendre un voyage. Depuis plus de 280 ans passés au porche d’entrée de la cour d’honneur, ces amis avaient comme une envie de se dégourdir les rouages, surtout que le silence régnait depuis plusieurs dizaines d’années. Un jour, un campanologue qui passait par là les invitèrent tous dans son atelier.

C’était un amoureux des clochers et des horloges, mais la notre n’avait pas de cadran. Les heures étaient cependant sonnées, avec ce mouvement particulier, par trois timbres qui indiquaient la marche du temps. Après leur presque trois siècles d’histoire, tous étaient rouillés, mais notre artisan s’aperçut que le mouvement était complet, et qu’un bon nettoyage permettrait à nouveau d’indiquer les heures.

La grosse cloche avant son départ
La grosse cloche avant son départ

Le retour

C’est ainsi qu’il y a quelque temps, les trois cloches sont revenues au château, pour reprendre leur place dans le campanile rénové.

La plus grosse de ces cloches est particulière, elle est en airain, et elle porte sur elle son acte de naissance.  Elle sonne le LA, très probablement toutes les heures. Elle ne comporte pas de langue car elle est sonnée par un marteau. Son diamètre est de 55 cm, sa hauteur de 40 cm. Quand à son acte de naissance, elle est recouverte d’une inscription en latin sur 4 lignes :

VIR IVRIS PERTIA MAGNVS PROBITATE MAIOR RELLIGIONE MAXIMVS

SELLENSIS MVNIFCENTISSIMVS AQVENSIS SENATUS PRAESES SVPREMVS EIVSDEM QUE PROVINCIAE

PRAEFECTVS ET PROREX OPTIME MERITVS REGI A SECRETIORIBVS CONSILI IS IPSIQVE AC PROCERIBVS

IVRE MERITO ACCEPTISSIMUS PAVPERUM PARENS POPVLI  DELICIAE FIERIME VOLVIT ANNOSALV

IS 1734

La cloche nettoyée
La cloche nettoyée
La cloche nettoyée, l'autre face
La cloche nettoyée, l’autre face

Notre campanologue a bien-entendu recherché la signification de ces lignes. En voici deux interprétations :

Première version : Mme GILLETTE de l’école des Chartres, “Cette inscription sur la cloche fait le plus grand éloge du fils de Pierre Cardin le Bret. On ne donne pas son prénom, c’est curieux. Il a été premier président au parlement de Provence en 1704, a exercé des pouvoirs militaires importants, a fait preuve de beaucoup de générosité et fut très aimé. Il est mort en 1734, occasion de la confection de cette cloche. En 1727 il est comte de Selles (sur Cher)”.

Seconde version : Père VERNET du collège des Bernardins,

première ligne, “Un homme, grand par sa connaissance (lire : PERITIA ?) du droit, plus grand par sa probité, le plus grand par sa religion”

deuxième et troisième ligne, “Sellois d’une extrême générosité, président du sénat (parlement) d’Aix (? aquensis), et préfet

de cette même province (ou Provence)”

troisième et quatrième ligne “lieutenant du roi (sens exact de PROREX ?) ayant rendu les plus grands services à celui-ci par ses conseils secrets (= comme conseiller particulier) et très apprécié à juste titre du roi lui-même et des grands”

quatrième ligne, “père des pauvres et délices du peuple a voulu qu’on me fasse [c’est la cloche qui parle !] en l’an de grâce (lire : SALUTIS) 1734″.

Deux observations sur ces propositions :

  1. Concernant la première, à cette époque les noms étaient souvent composés, et de plusieurs façons. Par exemple, Pierre Cardin Le Bret est composé avec un véritable prénom au sens chrétien du terme : “Pierre”, suivit par un nom de famille, on pourrait dire “de maison” : “Cardin”, suivit de “Le Bret”. Il s’agit d’un noble personnage de cette maison, à tel point qu’on lui attribue une lignée. C’est ainsi que son fils qui poursuit avec les mêmes charges se voit attribuer le nom “Cardin II”, ce qui signifie “Cardin deuxième du nom”. Dans un tel cas, le véritable prénom peut être absent, car “Cardin II” suffisait à l’époque pour connaître assez précisément de qui il s’agissait. Cardin II était le dernier des trois enfants de Pierre Cardin I et de Marie Françoise Veydeau de Grandmont. Il ne faut pas le confondre avec son frère, “Pierre Cardin Le Bret II” (deuxième du nom), né en janvier 1670, et qui est mort en bas âge à 27 mois. C’est peut-être pour cette raison que Cardin II le Bret ne comporte pas de prénom. Leur père était donc “Pierre Cardin Le Bret”, sous-entendu premier du nom, que l’on pourrait écrire “Pierre Cardin Le Bret I”. À cette époque, il était courant que le premier fils né porte le même prénom que son père.
  2. Concernant la seconde, il s’agit de ce que nous appellerions des fautes d’orthographe, dont les copistes et artisans divers n’étaient pas exempts, surtout en latin.

La traduction

En bon français actuel, voici la traduction définitive :

Un homme, grand par sa connaissance du droit, plus grand par sa probité, le plus grand par sa religion, Sellois d’une extrême générosité, président du sénat d’Aix, et préfet de cette même province, Lieutenant du roi ayant rendu les plus grands services à celui-ci par ses conseils particuliers, et très apprécié à juste titre du roi lui-même et des grands, Père des pauvres et délices du peuple, a voulu qu’on me fasse [c’est la cloche qui parle !] en l’an de grâce 1734.

Cette cloche a donc été coulée en mémoire du seigneur des lieux, lors de son décès en 1734. Il s’agit de Cardin II Le Bret, fils de Pierre Cardin Le Bret, né le à Flacourt (78), et mort le à Aix-en-Provence, seigneur de Flacourt, comte de Selles, et parlementaire d’Aix-en-Provence.

Le château de Selles avait été acquis par la famille Le Bret en 1727, vendu par la petite belle fille de Philippe de Béthune, épouse de François-Gaston de Béthune-Chabris dit «marquis de Béthune» qui était donc le petit fils de Philippe. François Gaston est mort en 1692 lors de l’une de ses ambassades en Suède, sa veuve est donc revenue vivre au château de Selles, puis elle l’a vendu à la famille Le Bret.

Les Le Bret étaient très aimés par les Sellois, tout comme par le roi et la cour, et c’est probablement en son bon souvenir que cette cloche fut coulée.

Merci à M. L. Ollivon, campanologue.

Pour aller plus loin : généalogie de la maison Le Bret sur Gallica.

 

 

 

Petite histoire du cher

Petite histoire du cher. En cette période de hautes eaux, on observe traditionnellement la crue du cher à Selles-sur-cher, dont les eaux provenant de l’amont viennent lécher les terrasses du château. C’est oublier qu’existent d’autres affluents significatifs qui apportent leurs eaux depuis le Berry.

C’est le cas de la Sauldre qui vient se jeter dans le cher juste en aval du château. La Sauldre est connue pour fréquemment inonder Romorantin-Lanthenay, apportant d’autres eaux provenant de l’Arnon au confluent avec l’Yèvre, toutes deux arrosant Bourges, capitale de l’ancienne province du Berry.

Malgré les crues de ces rivières berrichonnes, depuis le Moyen-âge une importante batellerie permettait des échanges commerciaux à travers la contrée. On remontait du sel depuis Nantes par la Loire et le cher, tandis que d’autres denrées étaient échangées dans l’autre sens, depuis le Massif central.

Le 10 août 1727, un arrêt du conseil d’état du roi Louis XV donne suite aux revendications du Sieur Cardin le Bret, en sa qualité de Comte de Selles en Berry, sur les droits de péage qui se perçoivent sur la rivière de Cher. Dans cet arrêt, on apprend l’ancienneté de ces droits, successivement accordés aux seigneurs de Selles, les plus anciens remontant à juillet 1445 aux bénéfices de Louis de la Trémoïlle, celui qui participa à l’aventure de Jeanne d’Arc.

Louis Raynal, dans son Histoire du Berry, rapporte que l’Auron commença à porter des bateaux en 1553. Pour les marchands de Bourges, ce fut une grande nouvelle, attendue depuis bien longtemps. Sous Charles VIII, déjà, Bourges s’occupait de rendre l’Auron navigable jusqu’au cher, au moyen d’écluses, de portes et de retenues d’eau. Les rois qui s’étaient succédé depuis Charles VIII, Louis XII et François 1er avaient tous accordé des concessions considérables. Ce dernier avait plus largement développé les travaux, en octroyant 7.142 livres en sept ans.

Le château de Selles-sur-Cher comporte un accès direct au cher par bateaux à l’intérieur du domaine. La rampe est toujours visible, une porte ferme l’accès à la rivière sous une poterne. On ignore la datation de cet ouvrage, mais les murs en pierre qui soutiennent la rampe sont de même facture que les douves à l’ouest du château médiéval. Cette rampe figure sur le plan du parc du XVIIIe. Siècle retrouvé récemment, et des petites constructions situées au niveau de la poterne laissent penser qu’il pourrait s’agir d’anciens bâtiments de défense.

Après François 1er, les marchands se crurent en pleine possession du succès. En décembre 1555, sous Henri II, la duchesse Marguerite (du Berry) s’était même désistée de ses droits de péage, et avait ordonné à son procureur de Vierzon de renoncer aux poursuites qu’il avait dirigées contre les marchands fréquentant la rivière.

Hélas, cette navigation éprouva de continuels obstacles, des constructions mal réalisées se dégradèrent rapidement sous les effets des inondations fréquentes. Il fallut alors abandonner la navigation sur l’Auron pour adopter des travaux plus coûteux.

C’est sous Henri IV, sur une proposition de Sully, frère de Philippe de Béthune, qu’un projet de canal fut déposé. Cependant il ne fut adopté, sur la demande de l’Assemblée provinciale, qu’à la fin de l’ancienne monarchie. Les travaux ne furent entrepris que sous l’empire. Trois siècles et demi d’efforts ininterrompus, d’essais infructueux, d’études et de plaintes se sont finalement écoulés, pour que Bourges et sa province fussent dotés d’une navigation régulière et sûre. Le décret impérial du 16novembre 1807 décide que « le cher sera rendu navigable en suivant son cours actuel au moyen de plusieurs dérivations, depuis Montluçon jusqu’à son embouchure sur la Loire.

Ce canal joua un rôle important dans le développement économique des villes desservies. Par exemple, concernant Selles-sur-Cher, les cahiers des amis du vieux Selles relatent que le port situé sur la route de Blois acceptait un trafic de 24.626 tonnes de marchandises en 1861. Cet ancien port est toujours visible aujourd’hui, il est situé sur la droite de la route à la sortie de Selles, le long de la rue des épinettes, le basin accueillant parfois des pêcheurs. Plus près de nous, l’usine céramique s’est implantée à sa proximité en 1920, profitant du transport des marnes par les bateaux du canal.

Ce canal du Berry fut déclassé et finalement aliéné en 1955 (sous le ministre de l’Intérieur François Mitterrand), et vendu pour 1 franc symbolique par kilomètre, aux communes traversées qui en firent ce que bon leur a semblé.

Sur le plan touristique, divers projets existent permettant la découverte de nos régions, en navigation de plaisance, en vélo ou à pieds. Citons notamment le projet de la région Centre, portant sur un itinéraire du cher à vélo, reliant Tours au canal de Berry. Certains projets ont déjà vu le jour à l’ouest de la vallée. Le lien : Randonnées à vélo

Louis Chaudru de RAYNAL. Avocat, substitut du procureur général à Bourges (1833). Premier avocat général à la cour Royale en 1841. Procureur général à la cour de cassation en 1877. Lorsqu’il est destitué en 1877, il se retire à Saint Éloi de Gy dans sa propriété du Vernay où il termine sa vie à l’âge de 87 ans. En 1834 il entre au Conseil municipal de Bourges pour 5 ans (puis au Conseil général de 1867 à 1871). Sa passion fut l’écriture avec une « Histoire du Berry depuis les temps les plus anciens jusqu’en 1789 » en 12 volumes qu’il rédige de 1835 à 1844. Ce fut une œuvre monumentale.

Le cher à Châtillon-sur-Cher vue amont vers Selles
Le cher à Châtillon-sur-Cher vue amont vers Selles – image GilGa
Le cher à Châtillon-sur-Cher près de Selles vue vers l'aval
Le cher à Châtillon-sur-Cher près de Selles vue vers l’aval – image GilGa
Palais Jacques Cœur Bourges
Palais Jacques Cœur Bourges – image site ville de Bourges

https://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_Jacques-C%C5%93ur

Image provenant du site http://arc-sites.blogspot.fr/2013/05/amenagement-des-abords-du-palais.html

 

Nouvel An Chinois Merci

Nous voudrions remercier les média du fond du cœur.

Pour le Nouvel An Chinois au château de Selles-sur-Cher, nous vous disons merci. Non parce que vous avez relayé la fête du Nouvel An chinois au château de Selles sur Cher (évidemment que cela nous fait plaisir) mais parce que grâce à vous, certains de vos lecteurs, vos auditeurs, vos téléspectateurs, en proie au doute ou à la misère, ont retrouvé de la fierté de vivre sur ce territoire. Grâce à votre travail, certains de nos concitoyens ont peut être regagné de l’énergie pour se battre dans la vie de tous les jours.
Et puis, avouons le, nous sommes heureux, car nous avons vu votre visage s’illuminer quand vous photographiez, filmiez, interviewiez lors du défilé, entourés par une montagne d’enfants et ces « monstres colorés, mais parfaitement amicaux ». Au dire des maîtresses, dans les cours des écoles, ces jours-ci, pas mal d’élèves sont devenus des héros de kung-fu, tandis que, par-ci par là, déambule un dragon qu’ils ont confectionné.
De notre côté, nous avons littéralement submergé l’espace médiatique chinois puisque plus de 300 millions de téléspectateurs chinois ont regardé ces Français leur souhaiter « Bonne année ». Avec la présence de deux des plus importants media chinois, CCTV4 et Phoenix TV. C’est la première fois depuis longtemps que la chaîne nationale CCTV réalise un direct par satellite avec notre pays lors du Nouvel An chinois, et cela se passait à Selles sur Cher.

Nous voudrions remercier de même les organisateurs.

Toutes les équipes, quelles soient venues de Chine, du château, des Compagnons de Philippe de Béthune, tous les prestataires qui ont aidé à la réalisation de cette belle fête, nous vous disons un grand merci.

Merci pour tout ce temps passé dans la préparation, merci pour l’aide durant ces journées, merci pour le temps consacré au démontage, merci pour tous ces efforts.

En chinois, merci s’écrit 谢谢, et cela se prononce xiè xiè.

À tous, 谢谢 !

Denis Chuit / Gilbert Gaillien.

Nouvel An Chinois Moments forts

L’événement

Ce sont plusieurs événements forts qui se sont déroulés au château de Selles-sur-Cher à l’occasion du Nouvel An Chinois.

Mercredi soir

Mercredi 14 février; en soirée les représentants chinois ont été reçus au château : M. le Ministre attaché culturel auprès de l’Ambassade de Chine en France, M. l’Ambassadeur de l’UNESCO, les représentants de la ville de Tahier Thuang, ont exprimés leurs vœux de coopération culturelle et économique entre nos deux citées.

La soirée s’est terminée avec un spectacle pyrotechnique tiré depuis les façades et le parc du château.

Lien vers le spectacle pyrotechnique (vidéo 13 mn). Images par les Compagnons de Philippe de Béthune.

Publiée par Compagnons Philippe de Béthune sur Mercredi 14 février 2018

Jeudi matin

Ce sont ensuite les artistes venus tout spécialement de Chine pour l’événement qui ont pris le relai le lendemain matin :

  • Les Jiǎnzhǐ, célèbres découpeurs de papiers colorés aux représentations symboliques ;
  • Le Bianlian, visage changeant de l’opéra du Sichuan ;
  • Un chanteur de l’Opéra traditionnel ;
  • Sans oublier les lions qui sont sortis du château pour ouvrir un défilé à travers la ville de Selles-sur-Cher, accompagnés par les 300 enfants des écoles primaires de Selles.

La danse des Lions (final, vidéo 6mn). Images par les Compagnons de Philippe de Béthune.

Publiée par Compagnons Philippe de Béthune sur Jeudi 15 février 2018

Le défilé en ville

Après la danse des lions, le défilé s’est élancé dans la ville de Selles-sur-Cher. Images par les Compagnons de Philippe de Béthune.

Les média

De FR3 Centre Val de Loire à Hond Kong

FR3 Centre Val de Loire s’est aussi déplacé sur la fête. Après une annonce sur le JT du 12/30, un reportage a été présenté aux téléspectateurs du 19/20. Images par FR3.

Lucie Liu, journaliste à Phoenix TV, chaîne hongkongaise, était également au château de Selles-sur-Cher. Elle a réalisé plusieurs interviews, notamment M. Nicolas Mazzesi, propriétaire du château et plusieurs invités, au cours du défilé en ville qu’elle a suivi en compagnie de son caméraman qui filmait l’événement.

FR3 Centre 19/20 du 15/02/2018

FR3 Centre Val de Loire s'est aussi déplacé sur la fête. Reportage et images du 19-20 FR3.

Publiée par Compagnons Philippe de Béthune sur Vendredi 16 février 2018

 

En direct avec pékin

Point d’orgue de notre événement, de retour de Chine avec 7 de décalage horaire voici le direct réalisé par la chaîne nationale chinoise CCTV4 au château de Sellas-sur-Cher, vu par plus de 240 millions de téléspectateurs chinois à l’occasion du Nouvel An Chinois. Ce sont les 300 enfants des écoles primaires de Selles-sur-Cher qui ont souhaité “Bonne année” en chinois en directe pour les téléspectateurs de Chine. Cet événement a été réalisé sous le haut patronage du ministre attaché culturel de l’Ambassade de Chine en France et de l’Ambassadeur de l’UNESCO pour la Chine à Paris. Les Compagnons de Philippe de Béthune sont très fiers d’avoir aidé le château et la ville de Selles-sur-Cher au bon déroulement de cet événement.

Le direct vu par plus de 240.000 téléspectateurs chinois (vidéo de CCTV4 4mn30). Images par CCTV4.

Reportage CCTV Nouvel An chinois

Voici le reportage de prés de cinq minutes de cc TV (la chaîne nationale chinoise) en direct ce matin devant plus de 200 millions de téléspectateurs qu’en dites-vous ? C'est la Première fois depuis longtemps que la chaîne nationale chinoise réalise un direct avec la France pour le Nouvel An et c'est au château de Selles sur Cher.

Publiée par Château de Selles sur Cher sur Jeudi 15 février 2018

Nouvel An Chinois au Château

Le Nouvel An Chinois se fête au Château de Selles-sur-Cher

Du 15 au 18 février 2018, le château de Selles-sur-Cher célébrera le Nouvel An Chinois en partenariat avec la ville historique de Taier Zhuang. À cette occasion de multiples animations et spectacles présenteront au public les traditions chinoises lors de cet événement.

 La Fête du Printemps est la plus importante en Chine. C’est aussi le premier jour de l’année selon le calendrier chinois. La Fête du Nouvel An chinois, au château de Selles sur Cher commencera officiellement le jeudi 15 février 2018. D’immenses dragons, des lions, des personnages de l’opéra chinois défileront dans la ville de Selles sur Cher. La fête se poursuivra jusqu’au dimanche 18 février dans l’avant-cour du château de Selles sur Cher avec des spectacles, des ateliers découverts. Le public aura la chance de vivre le Nouvel An chinois comme on le vit dans une famille chinoise.

Le Nouvel An Chinois au château de Selles-sur-Cher en partenariat avec la ville historique de Taier Zhuang

La fête du Nouvel An chinois s’inscrit dans le cadre du partenariat avec la ville historique de Taier Zhuang. En novembre 2017, le château de Selles-sur-Cher avait officialisé son jumelage avec Zhuang, site historique et mémoriel majeur de la Chine. Dans cet esprit, les deux partenaires ont souhaité partager avec le public l’événement le plus important de l’année pour la population chinoise.

Feu d’artifice spécial le 14 février

En avant-première, mercredi 14 février, à 19h, le public pourra assister, gratuitement, à un feu d’artifice spécialement conçu pour le Nouvel An chinois, réservant des surprises et tiré depuis le château de Selles-sur-Cher.

Grand défilé de dragons et de lions dans les rues de Selles-sur-Cher

La fête du Nouvel An Chinois commencera officiellement le jeudi 15 février à 10h par un grand défilé, accompagné par les enfants des écoles dans les rues de Selles sur Cher. Partant du Château, d’immenses dragons, des lions, des personnages de l’opéra chinois se mêleront au public pour rejoindre la place de l’église.

Spectacles et animations au château de Selles-sur-cher du 15 au 18 février

Du 15 au 18 février, des spectacles et des animations feront découvrir les traditions chinoises lors du Nouvel An chinois. Le public pourra notamment assister à des spectacles d’Opéra chinois, des spectacles de masques chinois, des présentations du théâtre d’ombres chinoises, des animations gastronomiques, telles que la préparation de ravioli chinois et la célèbre cérémonie du thé, des jeux pour les enfants, des présentations de traditions pour le Nouvel An chinois telles que le découpage de papier sans oublier l’horoscope chinois pour cette année. L’entrée dans l’avant-cour du château de Selles-sur-Cher sera accessible librement par le public de 11h à 17h.

Selles-sur-Cher en direct avec plus de 200 millions de téléspectateurs chinois

La retransmission des festivités du Nouvel An chinois est l’événement de l’année le plus important en Chine. Dans ce cadre, une émission de télévision sera réalisée en direct sur la chaîne nationale chinoise CCTV à partir du château de Selles-sur-Cher et reliera le public français avec plus de deux cents millions de téléspectateurs chinois.

Nicolas Mazzesi, gérant du château de Selles-sur-Cher a déclaré : « Fêter tous ensembles le Nouvel An chinois est une occasion unique pour la promotion en Chine de notre territoire au sens large. C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous œuvrons d’année en année en restaurant le château. Nous voulons faire gagner notre région. »

Le Nouvel An chinois en quelques mots

Bonne année !

Prononcez Xin niàn Kuài lè

Qu’est-ce que le Nouvel An chinois

La Fête du Printemps est la plus importante en Chine. C’est aussi le premier jour de l’année selon le calendrier chinois.

Nos amis chinois célèbrent le Nouvel An pendant 16 jours jusqu’à la Fête des Lanternes. Toute la famille se rassemble pour le repas de «réveillon». Tout le monde joue ensemble en attendant les 12 coups de minuit. D’une certaine façon, cette fête est l’équivalent de notre fête de Noël et les enfants reçoivent des étrennes de leurs parents et grands-parents sous forme de billets glissés dans des enveloppes rouges, la couleur du bonheur.

Chunlian, Nianhua, Jianzhi etc., font partie de la tradition des arts décoratifs pour le Nouvel An Chinois, mais la tradition la plus célèbre est sans doute celle du ravioli chinois que tout le monde mange à cette occasion en regardant le spectacle de la Fête de Printemps sur la chaîne de télévision nationale CCTV.

Comment fonctionne le calendrier chinois

Le calendrier chinois est un calendrier luni-solaire. Les mois sont des mois lunaires, c’est-à-dire que le premier jour de chaque mois est la nouvelle lune et que le 15e jour est la pleine lune. Puisque dans une année solaire il y a douze mois lunaires et plus d’une dizaine de jours, on ajoute sept mois intercalaires au cours de dix-neuf ans, pour que l’année reste dans l’ensemble une année solaire (source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_chinois )

2018 l’année du chien de terre

2018 est l’année du Chien de Terre, selon l’astrologie chinoise ; elle commence le 16 février.

Le signe du Chien  (gǒu), comme pour les autres animaux du zodiaque, revient tous les 12 ans ; ainsi les différentes années placées sous son signe sont 1922, 1934, 1946, 1958, 1970, 1982, 1994, 2006, 2018, 2030, 2042… L’année du Chien de Terre succède à l’année du Coq et précède celle du Porc (ou Cochon).

Le Chien  (gǒu) est le 11e animal du cycle zodiacal chinois : sensible, justicier, artiste. On dit du Chien qu’il s’entend bien avec le Tigre et le Cheval mais très mal avec le Dragon.

Chiens célèbres : Adam Lambert, Alain Chabat, Albert II de Monaco, Arielle Dombasle, Ava Gardner, Benjamin Castaldi, Cécile de Ménibus, Cher, David Bowie, Demis Roussos, Didier Bourdon, Élodie Frégé, Elvis Presley, Freddie Mercury, Jane Birkin, Jenifer, Julien Doré, Justin Bieber, Madonna, Mariah Carey, Matt Damon, Michael Jackson, Mère Teresa, Nolwenn Leroy, Nicki Minaj, Prince, prince William, Ronaldinho, Sinclair, Sharon Stone, Tony Parker…

Porte-bonheur

Le Chien a ses propres porte-bonheur selon la tradition chinoise :

  • Nombres: 3, 4 et 9
  • Couleurs: vert, rouge et violet
  • Fleurs: rose,  orchidées oncidium et cymbidium
  • Directions: est, sud-est et sud

Porte-malheur

Les choses à éviter pour ce signe astral chinois sont les suivants, selon la croyance populaire :

  • Nombres: 1, 6 et 7
  • Couleurs: bleu, blanc et doré
  • Directions: nord et ouest

 (plus d’infos sur https://chine.in/nouvel-an-chinois/ et https://chine.in/actualite/annee-chien_104908.html)

Qu’est-ce que la Cité ancienne de Taier Zhuang ?

un symbole pour la Chine

La Cité ancienne de Tai Er Zhuang (prononcez Taï Er Djouhang), au sud-est de Pékin et Nord-ouest de Shanghai est un des hauts lieux de l’Histoire chinoise. En effet, il y a 2.500 ans, la ville a été au cœur de la construction du premier grand canal au monde, reliant Pékin à Shanghai. Plus près de nous, la ville fut le siège en 1938, d’une des plus grandes batailles, première grande victoire de l’armée chinoise sur l’armée japonaise. En tant que tel, Taier Zhuang reste, encore aujourd’hui, un lieu hautement symbolique. Totalement anéantie, elle a fait l’objet d’un effort gigantesque du Gouvernement chinois pour relancer l’économie jusqu’en 2008, où 500 millions € ont été investis pour déplacer les industries afin de mettre en place une zone touristique et environnementale. Aujourd’hui, la ville se visite également par le biais de canaux. 200 villas thématiques et 45 sites touristiques sont à découvrir.

 

Thibault le Tricheur

Le saviez-vous ?

16 janvier 975, décès de Thibault 1er de Blois, dit Thibault le Tricheur.
Thibault, né vers 910 sera le premier comte héréditaire de Blois, de Tours, vicomte de Châteaudun et seigneur de Vierzon, de Sancerres, de Chinon, de Saumur, de Beaugency et de Provins. Ce Thibault sera aussi connu sous le nom de Thibault le tricheur. Il mourut un 16 janvier entre 975 et 977.

Le comté de Thibault le Tricheur
Le comté de Blois sous Thibault 1er

Le château de Thibault le Tricheur à Selles

Thibault, est à l’origine du premier château médiéval de Selles-sur-Cher qui sera détruit par Philippe Auguste vers 1194.
Le bulletin de la société académique du centre, dans son édition de 1895-1905, indique que la châtellenie de Selles était au XIe siècle un fief de la ville d’Issoudun, dans la principauté de Déols. Les Normands firent plusieurs irruptions à Selles, dont l’une en 903 au cours de laquelle ils renversèrent la ville. Ils y revinrent plusieurs fois, jusqu’à ce qu’en 934 Ebbes de Déols se décide à les poursuivre. À la mort d’Ebbes de Déols en 935, Thibault de Blois, dans ses conquêtes, devint seigneur de Selles. Il en confia la défense à Humbault le Tortu, tandis que Geoffroy de Donzy était chargé de Saint-Aignan. Ce serait à cette époque que furent construites les fortifications de Selles, contre les Normands et surtout contre les seigneurs de Berry.
Saint-Aignan et Selles étaient probablement deux forteresses de défense de l’extrémité sud des terres conquises par Thibault intégrées à son comté de Blois, tandis qu’une enclave du comté d’Anjou subsistait à Montrichard. Concernant plus particulièrement Selles, il s’agirait de la première forteresse construite « en dur », située sur une motte médiévale existante. La présence d’ouvrages militarisés est signalée sous l’Empire Romain, le site gallo-romain étant alors nommé patriciacum. Dans son ouvrage du XIXe siècle sur l’histoire de Selles en Berry, Maurice Romieu situe le camp militaire romain de l’autre côté du cher en face de l’éperon, sur la commune actuelle de Billy. Notons qu’une voie romaine passait non loin de là au nord-ouest, reliant Bourges à Tours, suivant la rive droite du Cher. Selles est également située sur une voie menant de Blois à Déols (faubourg de Châteauroux).

La suite de l’histoire

Humbault le Tortu fut mêlé à la longue lutte entre les comtes d’Anjou et ceux de Blois. Ces comtes étaient en conflit depuis plus de 50 ans sur le contrôle de la Touraine. Alors que Foulques III Nerra, comte d’Anjou, est en pèlerinage à Jérusalem, Eudes 1er, comte de Blois, fils et successeur de Thibault le Tricheur, en profite pour lancer l’offensive sur les positions fortifiées du comte d’Anjou. Humbault prit part à la bataille de Pont-Levoy en 1016, où 3.000 à 6.000 hommes périrent. Cette bataille fut gagnée par le comte d’Anjou.

Première fin du château

Bien plus tard, dans la succession d’Humbault, on retrouve Selles dans le conflit entre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion. À cette époque, Selles était défendue par une garnison anglaise. Philippe Auguste s’empara de Selles en 1194. C’est au cours de cet événement, que le château de Selles fut détruit.

Une interrogation sur le château de Thibault le Tricheur

Les forteresses construites par Thibault le Tricheur comportent un imposant donjon rectangulaire, défense ultime permettant au seigneur de s’y retrancher. Il en subsiste encore, comme celui de Montrichard, sur le cher en aval de Selles. Un autre exemple significatif est le château Saint-Jean Nogent le Rotrou. Le châtelet de ce dernier ressemble étrangement au châtelet ouest de Selles qui fut modifié par Philippe de Béthune, les parties hautes des défenses médiévales ont été remplacée par des toitures Renaissance. Nous ne saurons probablement jamais si le château de Selles comportait un tel donjon, du fait de sa destruction par Philippe Auguste, et des modifications successives réalisés par les seigneurs qui ‘ont occupé à travers les âges.

Le château de Thibault le Tricheur
Châtelet ouest de Selles-sur-Cher
Un château de Thibault le Tricheur
Châtelet du château Saint-Jean Nogent le Rotrou