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Les Leus du val d’Ancœur

Les Leus du val d’Ancœur sur notre festival médiéval des 16 et 17 juin prochains.

Aujourd’hui, c’est au tour des Leus du val d’Ancœur d’être présentés.

Il s’agit encore d’un campement médiéval, mais autour du thème de l’archerie.

Ils vous initieront à la construction des arcs et des flèches, ainsi qu’au tir.

Ils sont presque nos voisins, car certains viennent de la commune de Châteauvieux située à une quinzaine de kilomètres de Selles. Ils sont archers par passion, et pratiquent régulièrement.

Venez vous initier les 16 et 17 juin, c’est au château de Selles-sur-Cher que cela se passe.

Les Leus du val dancoeur Archerie

Archerie

Les Leus du val dancoeur Panoplie de flèches

Panoplie de flèches

Les Leus du val dancoeur La troupe

La troupe

Affiche officielle du festival

Affiche officielle du festival

A Tous Les Temps

A Tous Les Temps est un groupe qui sera présent lors de notre festival médiéval des 16 et 17 juin prochain.

A Tous Les Temps (Facebook) est un groupe qui propose un campement médiéval avec diverses activités reconstituant le Moyen Âge. Ils vous initieront aux combats d’épée, à la préparation des repas, à la médecine d’époque (pour ceux qui digèrent mal), et même à la chirurgie (pour les cas désespérés), et aussi bien d’autres surprises.

Venez les découvrir en famille comme entre amis.

C’est au château de Selles-sur-Cher que cela va se passer, rendez-vous les 16 et 17 juin, de 10h à 18h.

A Tous Les Temps Démonstration combat épée à deux mains

Démonstration combat épée à deux mains

A Tous Les Temps Le campement médiéval

Le campement médiéval

A Tous Les Temps Le groupe

Le groupe

L'affiche officielle du festival

L’affiche officielle du festival

 

Devenez Compagnons

Les Compagnons de Philippe de Béthune vous remercient !

Avec plus de 300 j’aime cette semaine sur notre page Facebook, vous montrez votre intérêt pour Les Compagnons de Philippe de Béthune et ce que nous faisons. Nous vous en remercions sincèrement.

Et si vous faisiez un pas de plus dans votre soutien ?

Pour nous soutenir plus activement, vous pouvez adhérer à notre association, pour seulement 12 petits euros pour une année. Avec votre adhésion, nous offrons des contreparties :

  • Un PASS annuel d’entrée gratuite au château ;
  • La possibilité de vous costumer lors de nos manifestations, nous vous prêterons alors des habits médiévaux ou Renaissance ;
  • Une participation active lors de nos manifestations, selon ce que vous souhaitez ou vos compétences, même une simple présence.

N’hésitez donc pas, devenez Compagnons de Philippe de Béthune.

Remplissez ce formulaire, et envoyez-nous votre chèque.

Les Compagnons de Philippe de Béthune

Château de Selles-sur-Cher

1 Place du château

41130 SELLES-sur-CHER

Libellez votre chèque avec 12 euros (ou 15 ou plus) par adhésion, à l'ordre de "Les Compagnons de Philippe de Béthune".
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Château de Selles-sur-Cher
1 place du château
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Médiévales 2018 Pré-programme

Médiévales 2018 Pré-programme. Immersion totale au Moyen-Âge. Après les 2.000 visiteurs de la première saison en 2016, nous organisons de nouveau un Festival Médiéval. Les festivaliers vivront une immersion totale au Moyen-Âge sur 1,5 hectare de parcs au château.

Médiévales 2018 Pré-programme :

  • Combats de Béhourd
  • Cascades
  • Démonstrations de combats chorégraphiés
  • Initiations tous publics
  • Adoubements
  • Vieux métiers
  • Initiation à la cuisine médiévale
  • Si besoin après, médecine
  • Et même chirurgie
  • Dédramatisation de la violence au cinéma
  • Élevage canin.

Le festival se déroulera les 16 et 17 juin 2018, de 10h à 18h.

Nocturne le samedi soir avec dîner-spectacle 19h – 21h30 sur réservation.

4 troupes costumées et une vingtaine d’exposants se répartiront dans toutes les cours du château. Ce seront environ 80 personnes qui animeront le festival.

Quelques images

Visitez régulièrement notre site pour plus d’informations dans les semaines qui viennent.

 

Cinq nouveaux tableaux

Le château rénove ses collections avec cinq nouveaux tableaux à découvrir dans le parcours de visite.

Nous vous proposons de découvrir les deux premiers : à tout seigneur tout honneur, voici les deux frères : Philippe et Maximilien de Béthune.

Deux frères

Philippe de Béthune

Comte de Selles-sur-Cher (1565-1649), huile sur bois par un artiste inconnu. Il achète le château de Selles-sur-Cher en 1604 et construit les parties Renaissance sur les fondations médiévales. Pour Henri IV, il fut conciliateur et grand diplomate, puis ambassadeur auprès du Saint-Siège à Rome. Il fut également gouverneur de Gaston (1608-1660), troisième fils d’Henri IV. Gaston sera le père d’Anne-Marie-Louise d’Orléans, la Grande Mademoiselle.

Philippe de Béthune

Sully

Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, duc de Sully (1559-1641), plus connu sous le nom de Sully. Compagnon d’armes du roi Henri IV, il devint son principal conseiller. Représenté en 1600 par Norblin de la Gourdaine Sébastien-Louis-Guillaume, collections du château de Sully-sur-Loire.

Sully

Deux monarques.

La suite de l’histoire

Après les deux principaux soutiens du roi Henri IV, voici quelques autres pages de l’histoire de notre château. Après la disparition subite d’Henri IV, Philippe de Béthune qui ne s’entendait guère avec la Régence de Marie de Médicis, s’est retrouvé en une sorte de retraite. Mais lors de la prise réelle du pouvoir par Louis XIII, quelques ambassades lui furent confiées par le nouveau monarque.

Louis XIII

Louis XIII (27/09/1601-14/05/1643), fils ainé d’Henri IV, peint par Philippe de Champaigne (1602-1674). Vous découvrirez ce tableau dans la grande cuisine du rez-de-chaussée, tandis que les deux suivants le sont à l’étage.

Louis XIII

Louis XIV

Louis XIV en costume de sacre (05/09/1638-01/09/1715), fils de Louis XIII et donc petit fils d’Henri IV, peint par Hyacinthe Rigaud (1659-1743). Louis XIV a visité le château de Selles-sur-Cher en 1658 « au cours de sa maladie », selon Louis Raynal. C’était donc du temps d’Hippolyte de Béthune, fils de Philippe de Béthune, soit entre 1647 (date de la variole de Louis XIV), et 1665 (décès d’Hippolyte), vraisemblablement avant qu’Hippolyte fasse don au roi des collections de Philippe. Hippolyte était aussi ambassadeur comme son père.

Louis XIV

Une duchesse

La Grande Mademoiselle

Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la Grande Mademoiselle (29/05/1627-05/04/1693), duchesse de Montpensier, peinte par Louis Ferdinand Elle l’Aîné (1612-1689).

La Grande Mademoiselle

L’histoire la désigne sous le surnom de « Grande Mademoiselle », en raison du titre de « Grand Monsieur » porté par son père, Gaston de France (1608-1660), depuis la naissance de Philippe, frère cadet de Louis XIV, appelé alors « Petit Monsieur ». Gaston avait d’abord porté celui de « Monsieur » en tant que frère cadet du roi Louis XIII. Elle est cousine de Louis XIV.

La Grande Mademoiselle séjourna à deux reprises au château de Selles-sur-Cher, en 1637 et 1653. La Grande Mademoiselle est contemporaine de François-Gaston petit-fils de Philippe de Béthune. François-Gaston a épousé Louise-Marie de la Grange d’Arquien. Sa sœur, Marie-Casimire qui fut reine consort de Pologne, a séjourné au château de Selles-sur-Cher en 1696.

François-Gaston était également ambassadeur du roi. C’est après le décès à Stockholm en 1692 de François-Gaston, que son épouse a vendu le château de Selles-sur-Cher à la famille Le Bret.

Modernité dans l’histoire

Ces cinq tableaux sont des reproductions réalisées par un nouveau procédé. Il s’agit d’impressions numériques sur toile, à partir des photographies numériques des œuvres originales. Le rendu est impressionnant, à venir constater sur place lors d’une prochaine visite. Cette réalisation permet au château d’allier la modernité avec quelques pages de son illustre histoire.

Chasse 2018

Chasse aux gourmandises 2018

Dimanche de Pâques, les Compagnons de Philippe de Béthune organisaient la chasse 2018 aux gourmandises dans le parc du château de Selles-sur-Cher.

 Les enfants, accompagnés de leurs parents, devaient découvrir dix œufs factices qu’ils échangeaient contre un sachet de friandises à l’issue de leur cueillette. Ils pouvaient ensuite s’ils le souhaitaient s’exercer au chamboule-tout, à la pêche à la ligne ou encore participer à la course au sac.

Les quatre cessions ont connu un vif succès. La fréquentation s’est étalée sur la journée, et la participation a battu son record de 2017. Nous avons été secondés par deux jeunes costumés, de l’association « En Selles Pour Demain ». Ils ont encadré gentiment les bambins. Pendant que les enfants s’essayait aux animations, les parents pouvaient profiter de la visite du château.

Rendez-vous l’année prochaine !

 

Cloches de Pâques

Voyage de cloches

Certains disent que les cloches reviennent de voyage à Pâques, voici l’histoire des cloches de Pâques du château de Selles-sur-Cher :

Il était une fois un mouvement d’horloge et ses trois cloches qui avaient quitté leur château de Selles-sur-Cher pour entreprendre un voyage. Depuis plus de 280 ans passés au porche d’entrée de la cour d’honneur, ces amis avaient comme une envie de se dégourdir les rouages, surtout que le silence régnait depuis plusieurs dizaines d’années. Un jour, un campanologue qui passait par là les invitèrent tous dans son atelier.

C’était un amoureux des clochers et des horloges, mais la notre n’avait pas de cadran. Les heures étaient cependant sonnées, avec ce mouvement particulier, par trois timbres qui indiquaient la marche du temps. Après leur presque trois siècles d’histoire, tous étaient rouillés, mais notre artisan s’aperçut que le mouvement était complet, et qu’un bon nettoyage permettrait à nouveau d’indiquer les heures.

La grosse cloche avant son départ

La grosse cloche avant son départ

Le retour

C’est ainsi qu’il y a quelque temps, les trois cloches sont revenues au château, pour reprendre leur place dans le campanile rénové.

La plus grosse de ces cloches est particulière, elle est en airain, et elle porte sur elle son acte de naissance.  Elle sonne le LA, très probablement toutes les heures. Elle ne comporte pas de langue car elle est sonnée par un marteau. Son diamètre est de 55 cm, sa hauteur de 40 cm. Quand à son acte de naissance, elle est recouverte d’une inscription en latin sur 4 lignes :

VIR IVRIS PERTIA MAGNVS PROBITATE MAIOR RELLIGIONE MAXIMVS

SELLENSIS MVNIFCENTISSIMVS AQVENSIS SENATUS PRAESES SVPREMVS EIVSDEM QUE PROVINCIAE

PRAEFECTVS ET PROREX OPTIME MERITVS REGI A SECRETIORIBVS CONSILI IS IPSIQVE AC PROCERIBVS

IVRE MERITO ACCEPTISSIMUS PAVPERUM PARENS POPVLI  DELICIAE FIERIME VOLVIT ANNOSALV

IS 1734

La cloche nettoyée

La cloche nettoyée

La cloche nettoyée, l'autre face

La cloche nettoyée, l’autre face

Notre campanologue a bien-entendu recherché la signification de ces lignes. En voici deux interprétations :

Première version : Mme GILLETTE de l’école des Chartres, « Cette inscription sur la cloche fait le plus grand éloge du fils de Pierre Cardin le Bret. On ne donne pas son prénom, c’est curieux. Il a été premier président au parlement de Provence en 1704, a exercé des pouvoirs militaires importants, a fait preuve de beaucoup de générosité et fut très aimé. Il est mort en 1734, occasion de la confection de cette cloche. En 1727 il est comte de Selles (sur Cher) ».

Seconde version : Père VERNET du collège des Bernardins,

première ligne, « Un homme, grand par sa connaissance (lire : PERITIA ?) du droit, plus grand par sa probité, le plus grand par sa religion »

deuxième et troisième ligne, « Sellois d’une extrême générosité, président du sénat (parlement) d’Aix (? aquensis), et préfet

de cette même province (ou Provence) »

troisième et quatrième ligne « lieutenant du roi (sens exact de PROREX ?) ayant rendu les plus grands services à celui-ci par ses conseils secrets (= comme conseiller particulier) et très apprécié à juste titre du roi lui-même et des grands »

quatrième ligne, « père des pauvres et délices du peuple a voulu qu’on me fasse [c’est la cloche qui parle !] en l’an de grâce (lire : SALUTIS) 1734″.

Deux observations sur ces propositions :

  1. Concernant la première, à cette époque les noms étaient souvent composés, et de plusieurs façons. Par exemple, Pierre Cardin Le Bret est composé avec un véritable prénom au sens chrétien du terme : « Pierre », suivit par un nom de famille, on pourrait dire « de maison » : « Cardin », suivit de « Le Bret ». Il s’agit d’un noble personnage de cette maison, à tel point qu’on lui attribue une lignée. C’est ainsi que son fils qui poursuit avec les mêmes charges se voit attribuer le nom « Cardin II », ce qui signifie « Cardin deuxième du nom ». Dans un tel cas, le véritable prénom peut être absent, car « Cardin II » suffisait à l’époque pour connaître assez précisément de qui il s’agissait. Cardin II était le dernier des trois enfants de Pierre Cardin I et de Marie Françoise Veydeau de Grandmont. Il ne faut pas le confondre avec son frère, « Pierre Cardin Le Bret II » (deuxième du nom), né en janvier 1670, et qui est mort en bas âge à 27 mois. C’est peut-être pour cette raison que Cardin II le Bret ne comporte pas de prénom. Leur père était donc « Pierre Cardin Le Bret », sous-entendu premier du nom, que l’on pourrait écrire « Pierre Cardin Le Bret I ». À cette époque, il était courant que le premier fils né porte le même prénom que son père.
  2. Concernant la seconde, il s’agit de ce que nous appellerions des fautes d’orthographe, dont les copistes et artisans divers n’étaient pas exempts, surtout en latin.

La traduction

En bon français actuel, voici la traduction définitive :

Un homme, grand par sa connaissance du droit, plus grand par sa probité, le plus grand par sa religion, Sellois d’une extrême générosité, président du sénat d’Aix, et préfet de cette même province, Lieutenant du roi ayant rendu les plus grands services à celui-ci par ses conseils particuliers, et très apprécié à juste titre du roi lui-même et des grands, Père des pauvres et délices du peuple, a voulu qu’on me fasse [c’est la cloche qui parle !] en l’an de grâce 1734.

Cette cloche a donc été coulée en mémoire du seigneur des lieux, lors de son décès en 1734. Il s’agit de Cardin II Le Bret, fils de Pierre Cardin Le Bret, né le à Flacourt (78), et mort le à Aix-en-Provence, seigneur de Flacourt, comte de Selles, et parlementaire d’Aix-en-Provence.

Le château de Selles avait été acquis par la famille Le Bret en 1727, vendu par la petite belle fille de Philippe de Béthune, épouse de François-Gaston de Béthune-Chabris dit «marquis de Béthune» qui était donc le petit fils de Philippe. François Gaston est mort en 1692 lors de l’une de ses ambassades en Suède, sa veuve est donc revenue vivre au château de Selles, puis elle l’a vendu à la famille Le Bret.

Les Le Bret étaient très aimés par les Sellois, tout comme par le roi et la cour, et c’est probablement en son bon souvenir que cette cloche fut coulée.

Merci à M. L. Ollivon, campanologue.

Pour aller plus loin : généalogie de la maison Le Bret sur Gallica.

 

 

 

Petite histoire du cher

Canal du Berry à Châtillon-sur-Cher vue vers Selles - image GilGa

Petite histoire du cher. En cette période de hautes eaux, on observe traditionnellement la crue du cher à Selles-sur-cher, dont les eaux provenant de l’amont viennent lécher les terrasses du château. C’est oublier qu’existent d’autres affluents significatifs qui apportent leurs eaux depuis le Berry.

C’est le cas de la Sauldre qui vient se jeter dans le cher juste en aval du château. La Sauldre est connue pour fréquemment inonder Romorantin-Lanthenay, apportant d’autres eaux provenant de l’Arnon au confluent avec l’Yèvre, toutes deux arrosant Bourges, capitale de l’ancienne province du Berry.

Malgré les crues de ces rivières berrichonnes, depuis le Moyen-âge une importante batellerie permettait des échanges commerciaux à travers la contrée. On remontait du sel depuis Nantes par la Loire et le cher, tandis que d’autres denrées étaient échangées dans l’autre sens, depuis le Massif central.

Le 10 août 1727, un arrêt du conseil d’état du roi Louis XV donne suite aux revendications du Sieur Cardin le Bret, en sa qualité de Comte de Selles en Berry, sur les droits de péage qui se perçoivent sur la rivière de Cher. Dans cet arrêt, on apprend l’ancienneté de ces droits, successivement accordés aux seigneurs de Selles, les plus anciens remontant à juillet 1445 aux bénéfices de Louis de la Trémoïlle, celui qui participa à l’aventure de Jeanne d’Arc.

Louis Raynal, dans son Histoire du Berry, rapporte que l’Auron commença à porter des bateaux en 1553. Pour les marchands de Bourges, ce fut une grande nouvelle, attendue depuis bien longtemps. Sous Charles VIII, déjà, Bourges s’occupait de rendre l’Auron navigable jusqu’au cher, au moyen d’écluses, de portes et de retenues d’eau. Les rois qui s’étaient succédé depuis Charles VIII, Louis XII et François 1er avaient tous accordé des concessions considérables. Ce dernier avait plus largement développé les travaux, en octroyant 7.142 livres en sept ans.

Le château de Selles-sur-Cher comporte un accès direct au cher par bateaux à l’intérieur du domaine. La rampe est toujours visible, une porte ferme l’accès à la rivière sous une poterne. On ignore la datation de cet ouvrage, mais les murs en pierre qui soutiennent la rampe sont de même facture que les douves à l’ouest du château médiéval. Cette rampe figure sur le plan du parc du XVIIIe. Siècle retrouvé récemment, et des petites constructions situées au niveau de la poterne laissent penser qu’il pourrait s’agir d’anciens bâtiments de défense.

Après François 1er, les marchands se crurent en pleine possession du succès. En décembre 1555, sous Henri II, la duchesse Marguerite (du Berry) s’était même désistée de ses droits de péage, et avait ordonné à son procureur de Vierzon de renoncer aux poursuites qu’il avait dirigées contre les marchands fréquentant la rivière.

Hélas, cette navigation éprouva de continuels obstacles, des constructions mal réalisées se dégradèrent rapidement sous les effets des inondations fréquentes. Il fallut alors abandonner la navigation sur l’Auron pour adopter des travaux plus coûteux.

C’est sous Henri IV, sur une proposition de Sully, frère de Philippe de Béthune, qu’un projet de canal fut déposé. Cependant il ne fut adopté, sur la demande de l’Assemblée provinciale, qu’à la fin de l’ancienne monarchie. Les travaux ne furent entrepris que sous l’empire. Trois siècles et demi d’efforts ininterrompus, d’essais infructueux, d’études et de plaintes se sont finalement écoulés, pour que Bourges et sa province fussent dotés d’une navigation régulière et sûre. Le décret impérial du 16novembre 1807 décide que « le cher sera rendu navigable en suivant son cours actuel au moyen de plusieurs dérivations, depuis Montluçon jusqu’à son embouchure sur la Loire.

Ce canal joua un rôle important dans le développement économique des villes desservies. Par exemple, concernant Selles-sur-Cher, les cahiers des amis du vieux Selles relatent que le port situé sur la route de Blois acceptait un trafic de 24.626 tonnes de marchandises en 1861. Cet ancien port est toujours visible aujourd’hui, il est situé sur la droite de la route à la sortie de Selles, le long de la rue des épinettes, le basin accueillant parfois des pêcheurs. Plus près de nous, l’usine céramique s’est implantée à sa proximité en 1920, profitant du transport des marnes par les bateaux du canal.

Ce canal du Berry fut déclassé et finalement aliéné en 1955 (sous le ministre de l’Intérieur François Mitterrand), et vendu pour 1 franc symbolique par kilomètre, aux communes traversées qui en firent ce que bon leur a semblé.

Sur le plan touristique, divers projets existent permettant la découverte de nos régions, en navigation de plaisance, en vélo ou à pieds. Citons notamment le projet de la région Centre, portant sur un itinéraire du cher à vélo, reliant Tours au canal de Berry. Certains projets ont déjà vu le jour à l’ouest de la vallée. Quelques liens :

http://www.ma-voie-verte.fr/piste-cyclable/voie-verte-de-la-vallee-du-cher

http://www.marandoavelo.fr/les-offres/activites/activites-de-loisirs/le-cher-en-velo-de-montrichard-jusqu-a-chenonceau-montrichard-val-de-cher

http://www.velocanauxdodo.fr/?page_id=5108

Louis Chaudru de RAYNAL. Avocat, substitut du procureur général à Bourges (1833). Premier avocat général à la cour Royale en 1841. Procureur général à la cour de cassation en 1877. Lorsqu’il est destitué en 1877, il se retire à Saint Éloi de Gy dans sa propriété du Vernay où il termine sa vie à l’âge de 87 ans. En 1834 il entre au Conseil municipal de Bourges pour 5 ans (puis au Conseil général de 1867 à 1871). Sa passion fut l’écriture avec une « Histoire du Berry depuis les temps les plus anciens jusqu’en 1789 » en 12 volumes qu’il rédige de 1835 à 1844. Ce fut une œuvre monumentale.

Le cher à Châtillon-sur-Cher vue amont vers Selles

Le cher à Châtillon-sur-Cher vue amont vers Selles – image GilGa

Le cher à Châtillon-sur-Cher près de Selles vue vers l'aval

Le cher à Châtillon-sur-Cher près de Selles vue vers l’aval – image GilGa

Palais Jacques Cœur Bourges

Palais Jacques Cœur Bourges – image site ville de Bourges

https://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_Jacques-C%C5%93ur

Image provenant du site http://arc-sites.blogspot.fr/2013/05/amenagement-des-abords-du-palais.html

 

Chasse aux gourmandises 2018

Chasse aux gourmandises 2018

Chasse aux gourmandises 2018 à Pâques, c’est au château de Selles-sur-Cher que cela se passe, un événement chasse l’autre.

Les lampions du Nouvel An Chinois sont éteints, les lions sont rentrés. Dans la culture chinoise, les lions sont des protecteurs des enfants. Ils offrent des petites pâtisseries rondes contenant des messages de bonheur. Ce fût une belle fête, comme en témoigne les plus de 11.500 visiteurs du reportage de la chaîne chinois CCTV sur la page Facebook, celui de la chaîne Phoenix TV de Hong Kong, et les deux du FR3 Centre Val de Loire, merci.

Dans notre culture, à Pâques les lapins offrent des œufs et d’autres gourmandises aux enfants, mais ils les cachent dans des endroits inhabituels, par exemple dans le parc du château de Selles-sur-Cher.

Tout comme le Nouvel An Chinois, notre fête de Pâques dépend aussi du calendrier lunaire, mais modifié pour que Pâques soit toujours fêtée un dimanche. Décidément, nos cultures ne sont pas si éloignées que cela.

Cette année, Pâques aura lieu le premier avril, et traditionnellement les Compagnons de Philippe de Béthune invitent tous les enfants à venir faire la chasse aux gourmandises 2018 dans le parc de notre beau château qui devient maintenant célèbre.

Petits et grands enfants sont invités, et pour permettre à chacun d’avoir la chance de récolter les gourmandises, plusieurs départs sont prévus : 10h45, 11h30, 14h30 et 16h.

Autour de cette chasse aux gourmandises 2018, des contes seront proposés, des jeux seront organisés pour la joie des enfants et de leurs parents, ainsi qu’une loterie « tous billets gagnants ». Ces compléments d’animations seront en partie pris en charge par des jeunes issus du Service d’Animation Jeunesse (SAJ) de Selles-sur-Cher. Ils sont titulaires du BAFA, Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur. En ce sens, c’est l’occasion pour notre association de se distinguer dans une démarche d’aide en direction des plus jeunes. Ce lien tissé à travers cet événement, avec une autre association selloise, devrait permettre aux habitants de se rendre compte que les jeunes peuvent aussi s’impliquer dans des associations.

Il existe également une autre tradition autour de Pâques, à propos des cloches. Pour ceux qui ont assisté au spectacle pyrotechnique du Nouvel An Chinois au château de Selles-sur-Cher, certains ont cru entendre de nouveau les cloches du porche du château… et ils ont raison !

En effet, après un long sommeil de plusieurs décennies, ces vieilles cloches se sont réveillées. Elles ont toutes trois été fondées sur place en 1734, et comportent l’écu signature du fondeur. La plus grosse en airain est revêtue d’une maxime gravée en latin à la gloire du seigneur de l’époque, Pierre Cardin Le Bret.

Alors, peut-être que les lapins de Pâques du parc du château feront de nouveau tinter ces trois cloches, mais chut, il paraît que c’est un secret !

Pour le vérifier, rendez-vous le dimanche 1er avril au château de Selles-sur-Cher, de 10h à 18h.

Nouvel An Chinois Merci

Nous voudrions remercier les média du fond du cœur.

Pour le Nouvel An Chinois au château de Selles-sur-Cher, nous vous disons merci. Non parce que vous avez relayé la fête du Nouvel An chinois au château de Selles sur Cher (évidemment que cela nous fait plaisir) mais parce que grâce à vous, certains de vos lecteurs, vos auditeurs, vos téléspectateurs, en proie au doute ou à la misère, ont retrouvé de la fierté de vivre sur ce territoire. Grâce à votre travail, certains de nos concitoyens ont peut être regagné de l’énergie pour se battre dans la vie de tous les jours.
Et puis, avouons le, nous sommes heureux, car nous avons vu votre visage s’illuminer quand vous photographiez, filmiez, interviewiez lors du défilé, entourés par une montagne d’enfants et ces « monstres colorés, mais parfaitement amicaux ». Au dire des maîtresses, dans les cours des écoles, ces jours-ci, pas mal d’élèves sont devenus des héros de kung-fu, tandis que, par-ci par là, déambule un dragon qu’ils ont confectionné.
De notre côté, nous avons littéralement submergé l’espace médiatique chinois puisque plus de 300 millions de téléspectateurs chinois ont regardé ces Français leur souhaiter « Bonne année ». Avec la présence de deux des plus importants media chinois, CCTV4 et Phoenix TV. C’est la première fois depuis longtemps que la chaîne nationale CCTV réalise un direct par satellite avec notre pays lors du Nouvel An chinois, et cela se passait à Selles sur Cher.

Nous voudrions remercier de même les organisateurs.

Toutes les équipes, quelles soient venues de Chine, du château, des Compagnons de Philippe de Béthune, tous les prestataires qui ont aidé à la réalisation de cette belle fête, nous vous disons un grand merci.

Merci pour tout ce temps passé dans la préparation, merci pour l’aide durant ces journées, merci pour le temps consacré au démontage, merci pour tous ces efforts.

En chinois, merci s’écrit 谢谢, et cela se prononce xiè xiè.

À tous, 谢谢 !

Denis Chuit / Gilbert Gaillien.

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