Château

Château de Selles-sur-Cher : plus de mile ans d’Histoire
Son glorieux passé a souvent contribué à l’évolution historique de la France.
Construit au haut moyen âge bien avant l’époque féodale, il a fait l’objet de nombreuses transformations.
Constitué à l’origine d’un donjon de défense situé sur un coude du cher, proche d’un ancien emplacement gallo-romain, il fut complété au moyen-âge par de solides fortifications défendues par des douves. Plus tard, le village de Celles-en-Berry y adossa ses propres fortifications.
À la Renaissance, le site fut de nouveau complété par des agencements plus somptueux, grâce à un nouveau propriétaire issu d’une des plus grandes familles françaises : Philippe de Béthune, ambassadeur d’Henri IV, et frère du principal ministre de ce monarque, Maximilien de Béthune, plus connu sous le nom de Sully.
Plusieurs reines et personnages célèbres comme Jeanne d’Arc figurent dans son histoire.
Ce château a appartenu successivement à plusieurs familles de la noblesse française, jusque vers la fin du XXe siècle.

Les PLAYMOBIL® au Château de Selles

Les PLAYMOBIL® au château de Selles-sur-Cher pour l’envahir un week-end entier.

Le Château de Selles sur Cher prépare une veille de Noël qui sera envahie de centaines de petits personnages, en accueillant, pour la première fois, du 15 au 17 décembre 2017, l’exposition exceptionnelle de Dominique Béthune.

Si vous nous suivez sur YouTube ou Facebook, vous avez peut-être déjà compris qu’il s’agit d’une exposition de PLAYMOBIL®. Cette exposition est proposée par un collectionneur privé : M. Dominique Béthune. Cela ne s’invente pas, quel raccourcis de l’Histoire pour ce château dont la partie Renaissance fût imaginée par son probable illustre et lointain ancêtre, Philippe de Béthune, ambassadeur à Rome d’Henri IV et frère du grand Sully.

Des thèmes de Noël seront présentés, mais également Harry Potter ou bien Mary Poppins. Tout un étage entier de la partie médiévale du Château de Selles sur Cher y sera consacré. Ce sera l’occasion de découvrir des jouets inédits.

Profitez vite de cette exposition, elle sera de courte durée : du vendredi 15 décembre jusqu’au dimanche 16. Le vendredi 15, ouverture à 12h et une Nocturne spéciale aura lieu jusqu’à 21h. Le samedi et le dimanche, ouverture non-stop de 10h à 18h.

Les PLAYMOBIL® sont déjà sur le chemin du château

Les PLAYMOBIL® sont déjà sur le chemin du château

Je vous recommande également de visiter le site de Dominique Béthune,
ainsi que la page du site du château de Selles-sur-Cher.

Selon le site officiel, depuis 1974, le concept de jeu PLAYMOBIL® conçu par Hans Beck est devenu un incontournable dans les chambres des enfants avec ses multiples univers – du bateau des pirates à l’hôpital pédiatrique.

Depuis leur création, près de 3 milliards de personnages au sourire mythique ont été fabriqués. Avec près de 30 thèmes différents et distribués dans près de 100 pays, ces personnages ont conquis le cœur des enfants des cinq continents. La marque représente un concept de jeux offrant un haut niveau de qualité et sécurité aux yeux des parents et des éducateurs.

 

Jumelage avec Taï Er Zhuang

Ce mercredi 29 novembre 2017, a été signée la convention de jumelage entre le Château de Selles sur Cher et la Cité ancienne de Taï Er Zhuang, située dans la province du Shandong, en Chine. Elle est là-bas un véritable symbole tant qu’historique que culturel. Le but est de renforcer le flux de visiteurs dans les deux sites touristiques, développer les expériences et les événements. En avant première, sachez qu’une manifestation sera organisée pour fêter le Nouvel an Chinois en 2018, à Selles sur Cher.

Cet article est repris depuis la page Facebook du château. Les images de cette page sont reprises à partir de cartes postales distribuées par nos amis de Chine.

Lien de la vidéo de l’article.

Cette cérémonie s’est déroulée au château sous la présidence de M. Nicolas Mazzesi, propriétaire, en présence de M. le Maire de Selles-sur-Cher, de la délégation chinoise, des Compagnons de Philippe de Béthune, et des invités. Ce fût l’occasion d’échanges de cadeaux entre les deux délégations.

La signature de la convention

La signature de la convention

M. N. Mazzesi remet symboliquement les clés du château au représentant de la cité Tai Er Zhuang

M. N. Mazzesi remet symboliquement les clés du château au représentant de la cité Tai Er Zhuang

Les représentants de Tai Er Zhuang remettent symboliquement le plan de la cité à M. N. Mazzesi.

Le verre de l'amitié

Le verre de l’amitié

Les délégations

Les délégations

La carte.

 

Architecture au jardin

En ce mois de novembre, époque dévolue aux préparatifs de l’hivernage des jardins, la partie médiévale du château offre aux visiteurs une exposition photographique de jardins Renaissance de notre région : Architecture au jardin

L’on y découvre notamment que l’eau est présente dans l’art Renaissance, plus ou moins domestiquée par la main de l’homme.

Comment ne pas faire le lien avec le plan du parc du château de Selles-sur-Cher, tel qu’il se présentait au XVIIIe siècle ? Ce plan a été récemment découvert par un étudiant qui effectuait des recherches à Stockholm. On y observe des bassins qui semblent ornementés de jets d’eau. Quelques questions se posent : d’où provenait l’eau, et comment étaient alimentés ces jets d’eau ?

Les quatre bassins, détail du plan du XVIIIe siècle retrouvé à Stockholm.

Les quatre bassins, détail du plan du XVIIIe siècle retrouvé à Stockholm.

Si l’histoire de Selles-sur-Cher rappelle la domestication de la rivière le Cher, cela n’explique pas tout. En effet, la rivière fut domestiquée à Selles pendant très longtemps : un port de pêche et de batellerie, et aussi des moulins, comme le rappellent quelques noms de rues anciennes, rue de la pêcherie, des tanneurs, des meuniers… Certaines de ces installations figurent encore sur le premier cadastre napoléonien.

On sait aussi qu’à l’époque de la construction Renaissance de notre château, réalisée sur l’initiative de Philippe de Béthune, on savait aussi pomper et acheminer l’eau. Par exemple, à l’initiative du roi Henri IV, que servaient les deux frères Béthune, une pompe fut construite à Paris sur la Seine, alimentée par des roues à aubes, servant à acheminer l’eau puisée dans le fleuve pour alimenter le château royal des Tuileries. Cet ouvrage portait le nom de Samaritaine, nom resté célèbre pour Paris.

En visitant l’exposition actuellement proposée au château de Selles-sur-Cher, nous apprenons notamment qu’à la Renaissance des éoliennes permettaient de puiser de l’eau pour la stocker dans des réservoirs, afin d’alimenter les jardins.

Éolienne à Azay-le-Rideau, détail d’une planche de l’exposition « Architecture au jardin » ® Château de Selles-sur-Cher, novembre 2017

Éolienne à Azay-le-Rideau, détail d’une planche de l’exposition « Architecture au jardin » ® Château de Selles-sur-Cher, novembre 2017

Ainsi, pour alimenter les bassins et leurs jets d’eau du parc de Selles, nous pouvons maintenant choisir parmi deux solutions de pompage : la rivière ou des puits. Des puits, il en existe toujours plusieurs dans le domaine actuel du château, dont l’un idéalement situé dans la zone du parc. Une dernière question subsiste : mais où cette eau était-elle stockée ? Il fallait bien quelque part un réservoir assez volumineux pour distribuer les jets d’eau des bassins.

Il existe encore une très célèbre installation en France, celle du château de Versailles. L’eau était puisée dans la Seine, par la célèbre machine de Marly, acheminée par un aqueduc jusqu’aux réservoirs situés au nord du château. Cet ensemble se visite toujours.

Bien entendu, il n’est pas question de rechercher à Selles une installation aussi grandiose, mais une hypothèse est plausible : la vieille tour médiévale qui figure sur le plan du XVIIIe siècle retrouvé, et dont nous avons la certitude qu’elle existait encore lors de la vente du château au bénéfice de la famille Le Bret, était-elle susceptible d’accueillir un tel réservoir ?

Aux détours d’une exposition proposée au château de Selles-sur-Cher, il est possible de rêver à ce qu’était peut-être ce château imaginé par Philippe de Béthune.

Robert de Courtenay

Robert de Courtenay est né en 1167/1168, de Pierre 1er de France et Élisabeth de Courtenay.

Pierre 1er est le sixième fils de Louis VI « le Gros ». Le frère de Louis VI deviendra Louis VII « le Jeune », père de Philippe II « Auguste ». Robert 1er de Courtenay est donc cousin de Philippe Auguste.

A la suite de la conquête de la Normandie par Philippe Auguste en 1024, il reçoit les châteaux de Nonancourt et Conches (27). Il devint ensuite en 1205 seigneur de Champignelles, Malicorne, Charny-en-Gâtinais, Vermenton et Villeneuve-Les-Genêts (89) ; Châteaurenard et Chantecoq (45).

En 1210/1211, aux côtés des seigneurs du nord de la France, il participe au début de la croisade contre les Albigeois.

En 1223, il est nommé Grand-Bouteiller de France du roi Louis VIII, fils de Philippe Auguste.

Première épouse vers 1200, Constance de Toucy, dame de Bléneau (89) qui décède en 1215.

Le 18/10/1218, il épouse Mahaut, veuve de Jean III de Beaugency, dame de Mehun-sur-Yèvre (18), Cloyes (28) et Selles-sur-Cher, devenant ainsi seigneur de ces terres. Elle décède en 1240. Elle était la fille de Philippe, seigneur de Mehun-sur-Yèvre.

Robert de Courtenay porte d’or à trois tourteaux de gueules brisé d’un lambel à cinq pendants d’azur en chef.

Aux origines, Bouteiller (en latin buticularius) était un titre donné au Moyen Âge à l’officier chargé de l’approvisionnement en vin d’une cour royale, impériale ou princière. Il pouvait aussi avoir un rôle d’échanson, ce qui signifie qu’il pouvait être amené à servir le roi à table dans les grandes occasions.

Sous la dynastie capétienne, le bouteiller perd sa fonction de gestion des approvisionnements de la cour, rôle désormais dévolu à des échansons. Il est désormais chargé d’administrer le vignoble du domaine royal, fonction pour laquelle il perçoit une redevance sur certaines abbayes fondées par le roi.

L’emplacement du château de Selles-sur-Cher, situé en val de cher au milieu du vignoble, le désignait particulièrement pour cette noble fonction.

Aujourd’hui, le château de Selles-sur-Cher renaît avec sa très ancienne tradition viticole. Après un premier essai de vinification d’une cuvée de 2016 qui sera prochainement commercialisée, le château s’est équipé d’un chai des plus modernes. Pour des renseignements plus détaillés, visitez le site du château.

Le nouveau chai du château est sur instagram.

Le château expose en ville

Selles-sur-Cher le château expose en ville

Dans le cadre des commémorations du centenaire de l’arrivée des Américains en vallée du cher lors de la Première Guerre Mondiale, le château expose en ville.

Une exposition est en effet prévue à partir du 15 juin. Elle est organisée conjointement par les Compagnons de Philippe de Béthune accompagnés par de nombreuses autres associations locales.

Initialement prévue dans la nouvelle salle Robert de Courtenay du château de Selles, elle se tiendra finalement en ville. Un ancien magasin du centre historique de Selles-sur-Cher, les meubles CORALIN, est utilisé pour l’occasion.

Sur une enseigne abandonnée depuis de très nombreuses années, très connue par la population locale, cette animation est l’occasion de la faire revivre. Une telle initiative revêt un caractère tout particulier : augmentation du flux touristique de la ville, notamment au bénéfice de ses commerçants sans leur apporter un surplus de concurrence.

L’ampleur de cette exposition justifie également ce changement de lieu. Vous y découvrirez :

  • Exposition du Musée de Sologne de Romorantin-Lanthenay qui se transporte à Selles-sur-Cher pour l’occasion ;
  • Vitrines remémorant des éléments de l’époque de cette guerre ;
  • Panneaux explicatifs sur cette période ;
  • Uniformes américains et français ;
  • Vidéo de présentation.

Rendez-vous donc au magasin CORALIN, situé 10 rue du docteur Massacré à 41130 Selles-sur-Cher.

Cette exposition est ouverte à partir du 15 juin, jusqu’à fin août.

Plan sur GoogleMap : Magasin CORALIN

Le château expose en ville : Ancien magasin CORALIN

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Des Orchidées au château de Selles-sur-Cher.

Visitez l’exposition d’orchidées au château de Selles-sur-Cher organisée en partenariat avec l’Orchidium de Contres.

Trois thèmes sont présentés au fil des saisons : les parfums, les formes et les couleurs, la vie des orchidées.

Exposition orchidées

L’exposition est comprise dans le prix du billet d’entrée au château.

Le mot Orchidée vient du latin orchis avec l’influence du grec orkhidion qui signifie testicule, en référence à la forme des tubercules souterrains de certaines orchidées terrestres des régions tempérées : seuls les deux tubercules ressemblent un peu à cette partie du corps. C’est à Théophraste que l’on attribue cette dénomination. Les données scientifiques obtenues grâce au pollen d’une orchidée éteinte retrouvé dans de l’ambre nous indiquent que cette famille serait âgée de 75 à 86 millions d’années. Les orchidées ont notamment développé des caractéristiques rendant cette famille de plantes très économe en ressources : réduction du nombre détamines, symbiose avec un champignon, etc. Leurs graines sont souvent minuscules. Leur taille et poids varie beaucoup selon l’espèce, les plus petites ne mesurant que de 1 à 5 millimètres qui ne pèse probablement pas plus d’un gramme ou deux alors que la plus grosse orchidée peut peser plus d’une tonne et développer des tiges d’environ 3 mètres de long. Selon les auteurs, le nombre d’espèces botaniques dans cette famille varie de 25.000 à 30.000. Ces chiffres en font l’une des plus importantes familles de plantes à fleurs, qui a pratiquement colonisé tous les milieux, à l’exception des déserts et des cours d’eau.

De nombreuses espèces d’orchidées, majoritairement situées en zone tropicale ont disparu ou sont menacées. Ceci est principalement causé en premier lieu par la destruction de leur habitat : (déforestation, artificialisation des lisières forestières, fragmentation des forêts, drainage des zones humides pour la culture ou l’assainissement, etc.), de même que par la demande de certains collectionneurs (pression qui semble moins importante de nos jours alors que les techniques de reproductions des orchidées se spécialisent). La régression et la disparition de pollinisateur (insecte, oiseau, chauve-souris) dont l’orchidée est souvent dépendante peut également être un facteur amenant une espèce sur la voie de la disparition.

 

 

Des écoliers de Pékin

Ce 14 juillet, traditionnel jour de brocante à Selles-sur-Cher, des écoliers venus de Pékin découvrent la culture française, plus particulièrement de notre vallée du cher.

Ces écoliers ont ainsi participé à cette brocante, en tenant un stand devant le château de Selles pendant l’après-midi, pour une œuvre caritative. Ils ont également participé aux défilés des pompiers les 14 et 15 juillet.

Ils ont découvert les arts de la table, l’histoire du château et celle de la ville.

Ce fut également l’occasion d’échanger avec des enfants de Selles, et malgré la barrière de la langue, ils se sont vite compris à travers l’art pictural.

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Installés autour de la grande table sous le cèdre multi centenaire du château, ils se sont répartis le long d’une feuille de plusieurs mètres pour réaliser une fresque. Pinceaux en main et couleurs en échanges, les plus grands aidaient les plus petits. Découvrant parfois certaines façons particulières de tenir le pinceau, l’ambiance était toute à la foi festive et sérieuse.

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Nul doute que tous étaient très fiers du résultat.

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L’événement s’est clôturé par l’indispensable séance photo.

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La nouvelle route de la soie passe par le château de Selles-sur-Cher

Un évènement passé inaperçu

Pendant la préparation de la fête médiévale, nous étions également présents sur un événement qui est peut-être passé inaperçu : le projet d’un musée de la nouvelle route de la soie au château au château de Selles-sur-Cher. A cette occasion, le siège de la prestigieuse école Silk Road Business School , fut inauguré dans les murs du château.

L’association des Compagnons de Philippe de Béthune eu l’honneur d’habiller le château par des personnages en costumes Renaissance, autour de la présence d’une délégation chinoise, et d’élus locaux, le 12 juin dernier. Cette délégation était conduite par M. Xiaolin Cheng du bureau de planification de l’UNESCO. À cette occasion, l’annonce a été faite de la prochaine création d’un musée de la nouvelle Route de la soie. Il se tiendra dans la partie médiévale du château de Selles-sur-Cher, dans le cadre de la « Ceinture économique de la Route de la soie et la Route de la soie maritime du XXIe siècle ». Ce projet économique était lancée en 2013 par le Président de la République de Chine, Xi Pinjing. Lors de cette annonce du futur musée, le siège mondial du réseau Silk Road Business School (École de commerce de Route de la soie) fut inauguré au château de Selles-sur-Cher qui l’accueille ainsi dans ses murs. La vocation de cette école est d’identifier et de former les talents de demain, et de perfectionner les dirigeants d’aujourd’hui. Une partie des cours sera dispensée dans ce cadre.

Après les rencontres France-Chine de 2014 organisées au château par son propriétaire, M. Nicolas Mazzesi, la présence de ce siège et ce futur musée confirment les relations qui s’établissent entre notre vallée du cher et la Chine, avec la reconnaissance d’un niveau international apporté par l’UNESCO.

Pourquoi parler de la route de la soie maintenant ?

Rappelons que dans le passé Renaissance du château de Selles-sur-Cher, l’illustre propriétaire d’alors, Philippe de Béthune et frère de Sully, était ambassadeur d’Henri IV. Parmi les ministres de ce souverain, sous l’autorité de Sully, Bartélemy de Laffemas et Olivier de Serres mettaient en œuvre une audacieuse politique de redressement économique, dont notamment le développement de produits à forte valeur ajoutée comme la soie, dont l’élevage du ver à soie initiée 50 ans plus tôt par François 1er. Des mûriers auraient même été plantés au château de Selles.

Rappelons aussi qu’alors que l’UNESCO inscrivait au patrimoine mondial de l’humanité une partie de la route de la soie historique, les autorités chinoises révélaient en mai 2014, par l’agence de presse Xinhua She détenue par l’État chinois, en rendant publique une première carte officielle de cette nouvelle route. En regardant cette carte, on mesure l’échelle du projet : les deux routes combinées (terrestre en rouge et maritime en bleu sur la carte) pourraient former une sorte de boucle reliant trois continents : l’Asie, l’Afrique et l’Europe.

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RouteHistorique

Carte de la nouvelle route, publiée par la chaîne de télévision « Arte » lors de l’émission « le dessous des cartes » diffusée pour la première fois en janvier 2015.

Plus d’infos sur l’émission : http://ddc.arte.tv/nos-cartes/vers-une-nouvelle-route-de-la-soie

La Silk Road Business School

Rappelons enfin que l’Union européenne constitue le premier partenaire commercial de la Chine. La nouvelle route de la soie pourrait ouvrir une voie de transport terrestre pour les exportations chinoises à destination du marché européen. Placé au cœur d’une contrée éminemment touristique par ses châteaux bordant le fleuve royal de Loire accompagné par la vallée du cher, celui de Selles apporte ainsi sa modeste pierre dans ce vaste projet, par ce futur musée et le siège de la prestigieuse Silk Road Business School.

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L’inauguration du siège de la Silk Road Business School.

 

Un tableau du Caravage

Un nouveau tableau du Caravage

Nouvelle découverte d’un tableau du Caravage, par Marc Labarbe, commissaire-priseur à Toulouse et Eric Turquin, expert.

Philippe de Béthune a fait découvrir à la France le peintre ‎Caravage.

Installé à Selles-Sur-Cher en 1604 Il est à l’origine de la partie renaissance du château, notamment les deux Pavillons Carrés qui subsistent.

Lors de ses ambassades de 1601 à 1605, il devient familier du pape Clément VIII. Il admire l’école naturaliste romaine, et sort de prison son peintre-phare, le maître lombard Michelangelo Caravaggio, Le Caravage, en 1603. Il ramène avec lui 4 tableaux du grand maître Italien découverts et sauvés des geôles de Rome.

D’abord exposés dans son hôtel particulier de Paris, il les dépose ensuite dans la galerie de ses collections dans son château à Selles.

A la vente du château, les tableaux furent donnés à une abbaye de Touraine, puis rapatriés à ‪#‎Loches pendant la révolution.

Redécouverts en 2006 dans une église de la ville, la polémique demeure autour de l’authenticité de ces tableaux mais seuls deux d’entre eux y sont ! Mystère autour des deux autres.

Parmi les 4 tableaux ramenés par Philippe de Béthune, deux sont connus : Souper à Emmaüs, et L’incrédulité de Saint-Thomas. Le tableau récemment découvert est La décapitation d’Holopherne. S’agit-il de l’un des tableaux de Béthune ? Le mystère demeure.

Nous en connaissions déjà une version « découverte dans un grenier », attribuée au peintre :

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Mais celle récemment retrouvée est différente :

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Deux œuvres, une seule scène, un seul peintre ?

La vidéo de Marc Labarbe sur cette découverte :

Un épisode de l’Ancien testament

Holopherne est un personnage du livre de Judith. Ce sujet fait partie des livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament. Holopherne est un général envoyé en campagne par Nabuchodonosor.

Nabuchodonosor II, roi de l’empire néobabylonien entre 605 et 562 av. J.-C. a envoyé Holopherne châtier les peuples de l’ouest, parce qu’ils ont refusé de le soutenir dans la guerre qu’il a menée contre le roi perse Arphaxad (cf. Judith I, 1). Après avoir pillé, tué et ravagé dans tout le Proche-Orient, Holopherne assiège Béthulie, une ville juive qui barre un passage dans les montagnes de Judée. Comme l’eau vient à manquer, les habitants sont sur le point de se rendre, mais une jeune veuve, Judith, d’une extraordinaire beauté et d’une richesse considérable, prend la décision de sauver la ville. Avec sa servante et des cruches de vin, elle pénètre dans le camp d’Holopherne. Ce dernier est tout de suite ensorcelé par la beauté et l’intelligence de cette femme. Il organise en son honneur un grand banquet à la fin duquel ses domestiques se retirent discrètement pour ne pas troubler la nuit d’amour qui, pensent-ils, attend leur maître. Mais elle continue à l’enivrer et, quand il est hors d’état de se défendre, elle le décapite avec l’aide de sa servante et revient à Béthulie avec la tête.

⇒ Pour aller plus loin :

  • La polémique, page 2.
  • L’œuvre de Caravage, page 3.

L’Histoire à travers le temps

Les Grandes Heures de l’histoire du château

Depuis les temps historiques les plus anciens, Selles-sur-Cher et son château ont vécu des heures historiques de notre contrée, se confondant parfois avec la Grande Histoire.

Les origines

Le site de Selles-sur-Cher est situé sur un emplacement déjà connu des Romains, un plateau en éperon limité par les vallées de deux rivières : la Sauldre, affluent du Cher qui recueille les eaux de la Sologne avec ses crues principalement hivernales, le Cher, affluent de la Loire. Le confluent situé non loin en aval provoque régulièrement des inondations.
L’éperon situé sur la rive gauche du cher permet de défendre un gué du cher sur la voie de communication venant du bourbonnais pour rejoindre la voie romaine située sur la rive droite du cher, de Gièvres (Gabris) à Thésée-la-Romaine (Tasciaca).
Maurice Romieu, historien du XIXe siècle, indique la présence des Romains dans ce méandre du cher, en amont de son confluent avec la Sauldre. Le camp militaire serait situé de l’autre côté du cher, vers la commune actuelle de Billy. Après la chute de l’Empire romain, une motte médiévale a très certainement subsistée. Bien plus tard, vers le moyen âge le cher servira de voie de communication pour le sel venu de Guérande par la Loire, puis le fer du Berry en retour. Cet éperon sera fortifié.

Les grandes étapes du château

Milieu du Xe siècle, un premier donjon est construit par Thibault « le tricheur », comte de Blois. Vers 1140, Ginon de Mehun construit le château médiéval en complément du donjon. Au début du XIIIe siècle, Robert de Courtenay-Champignelles, bouteiller du roi Louis VIII, conforte le site en 1205. De 1426-1489, La Trémoille est le seigneur des lieux, le château participe à la chevauchée de Jeanne d’Arc qui séjourne à Selles. En 1604 Philippe de Béthune achète le site pour y construire la partie Renaissance. Anne-Marie-Louise de Béthune, belle-fille dans la descendance directe de Philippe de Béthune, vendra le château en 1719 à Pierre Cardin le Bret. Le dernier propriétaire de l’Ancien Régime fut le marquis de Batillât qui y fit des transformations en 1810. Le château fut ensuite partiellement détruit en 1813 par « la bande noire ».

Suite page 2.

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