Cinq nouveaux tableaux

Le château rénove ses collections avec cinq nouveaux tableaux à découvrir dans le parcours de visite.

Nous vous proposons de découvrir les deux premiers : à tout seigneur tout honneur, voici les deux frères : Philippe et Maximilien de Béthune.

Deux frères

Philippe de Béthune

Comte de Selles-sur-Cher (1565-1649), huile sur bois par un artiste inconnu. Il achète le château de Selles-sur-Cher en 1604 et construit les parties Renaissance sur les fondations médiévales. Pour Henri IV, il fut conciliateur et grand diplomate, puis ambassadeur auprès du Saint-Siège à Rome. Il fut également gouverneur de Gaston (1608-1660), troisième fils d’Henri IV. Gaston sera le père d’Anne-Marie-Louise d’Orléans, la Grande Mademoiselle.

Philippe de Béthune

Sully

Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, duc de Sully (1559-1641), plus connu sous le nom de Sully. Compagnon d’armes du roi Henri IV, il devint son principal conseiller. Représenté en 1600 par Norblin de la Gourdaine Sébastien-Louis-Guillaume, collections du château de Sully-sur-Loire.

Sully

Deux monarques.

La suite de l’histoire

Après les deux principaux soutiens du roi Henri IV, voici quelques autres pages de l’histoire de notre château. Après la disparition subite d’Henri IV, Philippe de Béthune qui ne s’entendait guère avec la Régence de Marie de Médicis, s’est retrouvé en une sorte de retraite. Mais lors de la prise réelle du pouvoir par Louis XIII, quelques ambassades lui furent confiées par le nouveau monarque.

Louis XIII

Louis XIII (27/09/1601-14/05/1643), fils ainé d’Henri IV, peint par Philippe de Champaigne (1602-1674). Vous découvrirez ce tableau dans la grande cuisine du rez-de-chaussée, tandis que les deux suivants le sont à l’étage.

Louis XIII

Louis XIV

Louis XIV en costume de sacre (05/09/1638-01/09/1715), fils de Louis XIII et donc petit fils d’Henri IV, peint par Hyacinthe Rigaud (1659-1743). Louis XIV a visité le château de Selles-sur-Cher en 1658 “au cours de sa maladie”, selon Louis Raynal. C’était donc du temps d’Hippolyte de Béthune, fils de Philippe de Béthune, soit entre 1647 (date de la variole de Louis XIV), et 1665 (décès d’Hippolyte), vraisemblablement avant qu’Hippolyte fasse don au roi des collections de Philippe. Hippolyte était aussi ambassadeur comme son père.

Louis XIV

Une duchesse

La Grande Mademoiselle

Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la Grande Mademoiselle (29/05/1627-05/04/1693), duchesse de Montpensier, peinte par Louis Ferdinand Elle l’Aîné (1612-1689).

La Grande Mademoiselle

L’histoire la désigne sous le surnom de “Grande Mademoiselle”, en raison du titre de “Grand Monsieur” porté par son père, Gaston de France (1608-1660), depuis la naissance de Philippe, frère cadet de Louis XIV, appelé alors “Petit Monsieur”. Gaston avait d’abord porté celui de “Monsieur” en tant que frère cadet du roi Louis XIII. Elle est cousine de Louis XIV.

La Grande Mademoiselle séjourna à deux reprises au château de Selles-sur-Cher, en 1637 et 1653. La Grande Mademoiselle est contemporaine de François-Gaston petit-fils de Philippe de Béthune. François-Gaston a épousé Louise-Marie de la Grange d’Arquien. Sa sœur, Marie-Casimire qui fut reine consort de Pologne, a séjourné au château de Selles-sur-Cher en 1696.

François-Gaston était également ambassadeur du roi. C’est après le décès à Stockholm en 1692 de François-Gaston, que son épouse a vendu le château de Selles-sur-Cher à la famille Le Bret.

Modernité dans l’histoire

Ces cinq tableaux sont des reproductions réalisées par un nouveau procédé. Il s’agit d’impressions numériques sur toile, à partir des photographies numériques des œuvres originales. Le rendu est impressionnant, à venir constater sur place lors d’une prochaine visite. Cette réalisation permet au château d’allier la modernité avec quelques pages de son illustre histoire.

Les PLAYMOBIL® au Château de Selles

Les PLAYMOBIL® au château de Selles-sur-Cher pour l’envahir un week-end entier.

Le Château de Selles sur Cher prépare une veille de Noël qui sera envahie de centaines de petits personnages, en accueillant, pour la première fois, du 15 au 17 décembre 2017, l’exposition exceptionnelle de Dominique Béthune.

Si vous nous suivez sur YouTube ou Facebook, vous avez peut-être déjà compris qu’il s’agit d’une exposition de PLAYMOBIL®. Cette exposition est proposée par un collectionneur privé : M. Dominique Béthune. Cela ne s’invente pas, quel raccourcis de l’Histoire pour ce château dont la partie Renaissance fût imaginée par son probable illustre et lointain ancêtre, Philippe de Béthune, ambassadeur à Rome d’Henri IV et frère du grand Sully.

Des thèmes de Noël seront présentés, mais également Harry Potter ou bien Mary Poppins. Tout un étage entier de la partie médiévale du Château de Selles sur Cher y sera consacré. Ce sera l’occasion de découvrir des jouets inédits.

Profitez vite de cette exposition, elle sera de courte durée : du vendredi 15 décembre jusqu’au dimanche 16. Le vendredi 15, ouverture à 12h et une Nocturne spéciale aura lieu jusqu’à 21h. Le samedi et le dimanche, ouverture non-stop de 10h à 18h.

Les PLAYMOBIL® sont déjà sur le chemin du château
Les PLAYMOBIL® sont déjà sur le chemin du château

Je vous recommande également de visiter le site de Dominique Béthune,
ainsi que la page du site du château de Selles-sur-Cher.

Selon le site officiel, depuis 1974, le concept de jeu PLAYMOBIL® conçu par Hans Beck est devenu un incontournable dans les chambres des enfants avec ses multiples univers – du bateau des pirates à l’hôpital pédiatrique.

Depuis leur création, près de 3 milliards de personnages au sourire mythique ont été fabriqués. Avec près de 30 thèmes différents et distribués dans près de 100 pays, ces personnages ont conquis le cœur des enfants des cinq continents. La marque représente un concept de jeux offrant un haut niveau de qualité et sécurité aux yeux des parents et des éducateurs.

 

Architecture au jardin

En ce mois de novembre, époque dévolue aux préparatifs de l’hivernage des jardins, la partie médiévale du château offre aux visiteurs une exposition photographique de jardins Renaissance de notre région : Architecture au jardin

L’on y découvre notamment que l’eau est présente dans l’art Renaissance, plus ou moins domestiquée par la main de l’homme.

Comment ne pas faire le lien avec le plan du parc du château de Selles-sur-Cher, tel qu’il se présentait au XVIIIe siècle ? Ce plan a été récemment découvert par un étudiant qui effectuait des recherches à Stockholm. On y observe des bassins qui semblent ornementés de jets d’eau. Quelques questions se posent : d’où provenait l’eau, et comment étaient alimentés ces jets d’eau ?

Les quatre bassins, détail du plan du XVIIIe siècle retrouvé à Stockholm.
Les quatre bassins, détail du plan du XVIIIe siècle retrouvé à Stockholm.

Si l’histoire de Selles-sur-Cher rappelle la domestication de la rivière le Cher, cela n’explique pas tout. En effet, la rivière fut domestiquée à Selles pendant très longtemps : un port de pêche et de batellerie, et aussi des moulins, comme le rappellent quelques noms de rues anciennes, rue de la pêcherie, des tanneurs, des meuniers… Certaines de ces installations figurent encore sur le premier cadastre napoléonien.

On sait aussi qu’à l’époque de la construction Renaissance de notre château, réalisée sur l’initiative de Philippe de Béthune, on savait aussi pomper et acheminer l’eau. Par exemple, à l’initiative du roi Henri IV, que servaient les deux frères Béthune, une pompe fut construite à Paris sur la Seine, alimentée par des roues à aubes, servant à acheminer l’eau puisée dans le fleuve pour alimenter le château royal des Tuileries. Cet ouvrage portait le nom de Samaritaine, nom resté célèbre pour Paris.

En visitant l’exposition actuellement proposée au château de Selles-sur-Cher, nous apprenons notamment qu’à la Renaissance des éoliennes permettaient de puiser de l’eau pour la stocker dans des réservoirs, afin d’alimenter les jardins.

Éolienne à Azay-le-Rideau, détail d’une planche de l’exposition « Architecture au jardin » ® Château de Selles-sur-Cher, novembre 2017
Éolienne à Azay-le-Rideau, détail d’une planche de l’exposition “Architecture au jardin” ® Château de Selles-sur-Cher, novembre 2017

Ainsi, pour alimenter les bassins et leurs jets d’eau du parc de Selles, nous pouvons maintenant choisir parmi deux solutions de pompage : la rivière ou des puits. Des puits, il en existe toujours plusieurs dans le domaine actuel du château, dont l’un idéalement situé dans la zone du parc. Une dernière question subsiste : mais où cette eau était-elle stockée ? Il fallait bien quelque part un réservoir assez volumineux pour distribuer les jets d’eau des bassins.

Il existe encore une très célèbre installation en France, celle du château de Versailles. L’eau était puisée dans la Seine, par la célèbre machine de Marly, acheminée par un aqueduc jusqu’aux réservoirs situés au nord du château. Cet ensemble se visite toujours.

Bien entendu, il n’est pas question de rechercher à Selles une installation aussi grandiose, mais une hypothèse est plausible : la vieille tour médiévale qui figure sur le plan du XVIIIe siècle retrouvé, et dont nous avons la certitude qu’elle existait encore lors de la vente du château au bénéfice de la famille Le Bret, était-elle susceptible d’accueillir un tel réservoir ?

Aux détours d’une exposition proposée au château de Selles-sur-Cher, il est possible de rêver à ce qu’était peut-être ce château imaginé par Philippe de Béthune.

Le château expose en ville

Selles-sur-Cher le château expose en ville

Dans le cadre des commémorations du centenaire de l’arrivée des Américains en vallée du cher lors de la Première Guerre Mondiale, le château expose en ville.

Une exposition est en effet prévue à partir du 15 juin. Elle est organisée conjointement par les Compagnons de Philippe de Béthune accompagnés par de nombreuses autres associations locales.

Initialement prévue dans la nouvelle salle Robert de Courtenay du château de Selles, elle se tiendra finalement en ville. Un ancien magasin du centre historique de Selles-sur-Cher, les meubles CORALIN, est utilisé pour l’occasion.

Sur une enseigne abandonnée depuis de très nombreuses années, très connue par la population locale, cette animation est l’occasion de la faire revivre. Une telle initiative revêt un caractère tout particulier : augmentation du flux touristique de la ville, notamment au bénéfice de ses commerçants sans leur apporter un surplus de concurrence.

L’ampleur de cette exposition justifie également ce changement de lieu. Vous y découvrirez :

  • Exposition du Musée de Sologne de Romorantin-Lanthenay qui se transporte à Selles-sur-Cher pour l’occasion ;
  • Vitrines remémorant des éléments de l’époque de cette guerre ;
  • Panneaux explicatifs sur cette période ;
  • Uniformes américains et français ;
  • Vidéo de présentation.

Rendez-vous donc au magasin CORALIN, situé 10 rue du docteur Massacré à 41130 Selles-sur-Cher.

Cette exposition est ouverte à partir du 15 juin, jusqu’à fin août.

Plan sur GoogleMap : Magasin CORALIN

Le château expose en ville : Ancien magasin CORALIN

orchidées

Des Orchidées au château de Selles-sur-Cher.

Visitez l’exposition d’orchidées au château de Selles-sur-Cher organisée en partenariat avec l’Orchidium de Contres.

Trois thèmes sont présentés au fil des saisons : les parfums, les formes et les couleurs, la vie des orchidées.

Exposition orchidées

L’exposition est comprise dans le prix du billet d’entrée au château.

Le mot Orchidée vient du latin orchis avec l’influence du grec orkhidion qui signifie testicule, en référence à la forme des tubercules souterrains de certaines orchidées terrestres des régions tempérées : seuls les deux tubercules ressemblent un peu à cette partie du corps. C’est à Théophraste que l’on attribue cette dénomination. Les données scientifiques obtenues grâce au pollen d’une orchidée éteinte retrouvé dans de l’ambre nous indiquent que cette famille serait âgée de 75 à 86 millions d’années. Les orchidées ont notamment développé des caractéristiques rendant cette famille de plantes très économe en ressources : réduction du nombre détamines, symbiose avec un champignon, etc. Leurs graines sont souvent minuscules. Leur taille et poids varie beaucoup selon l’espèce, les plus petites ne mesurant que de 1 à 5 millimètres qui ne pèse probablement pas plus d’un gramme ou deux alors que la plus grosse orchidée peut peser plus d’une tonne et développer des tiges d’environ 3 mètres de long. Selon les auteurs, le nombre d’espèces botaniques dans cette famille varie de 25.000 à 30.000. Ces chiffres en font l’une des plus importantes familles de plantes à fleurs, qui a pratiquement colonisé tous les milieux, à l’exception des déserts et des cours d’eau.

De nombreuses espèces d’orchidées, majoritairement situées en zone tropicale ont disparu ou sont menacées. Ceci est principalement causé en premier lieu par la destruction de leur habitat : (déforestation, artificialisation des lisières forestières, fragmentation des forêts, drainage des zones humides pour la culture ou l’assainissement, etc.), de même que par la demande de certains collectionneurs (pression qui semble moins importante de nos jours alors que les techniques de reproductions des orchidées se spécialisent). La régression et la disparition de pollinisateur (insecte, oiseau, chauve-souris) dont l’orchidée est souvent dépendante peut également être un facteur amenant une espèce sur la voie de la disparition.