Programme de restaurations au château de Selles-sur-Cher

Aidez-nous

Aidez-nous dans notre programme de restaurations de ce château chargé de plus de mille ans d’histoire, mais resté trop longtemps dans l’oubli.

Bienvenue sur notre page spéciale pour le soutien à la restauration du château de Selles-sur-Cher.

Vue aérienne du site
Vue aérienne du site

Notre association est née du désir de quelques Sellois qui, une fois devenus retraités, se souvenaient avec émotion des heures de leur enfance passée parfois à jouer dans les cours du domaine, alors que ces murs étaient restés trop longtemps à l’abandon.

Ce château pourtant a fait la fierté de Selles-sur-Cher pendant des siècles, témoin de nombre péripéties de plus de mille ans d’Histoire de la France. Sa grandeur passée des pavillons Renaissance, créés par Philippe de Béthune, le grand ambassadeur du roi Henri IV et frère du grand Sully, accueillait les voyageurs à l’entrée de la ville, surplombant la rivière.

Au début de cette véritable aventure, quelques-uns de ces habitants de Selles-sur-Cher entreprirent de débroussailler les parcs, vider des dépôts sauvages accumulés çà et là, repeindre quelques belles boiseries ou ferronneries, etc.

Un jour, ils eurent l’idée de se réunir en association avec un objectif : tenter de revaloriser le site. L’association des Compagnons de Philippe de Béthune était née.

Hasards de l’Histoire, dans le même temps un couple tombait amoureux du site, à tel point qu’ils l’achetèrent, avec la même envie : revaloriser ce site merveilleux.

Bien entendu, une collaboration étroite se met en place, entre l’association et les nouveaux propriétaires. Ces derniers imaginèrent un véritable moteur économique pour restaurer ces lieux historiques, et l’ouvrent au public, tandis que les compagnons imaginent diverses festivités pour attirer plus de visiteurs.

Les propriétaires se réapproprient les lieux, créant de nouvelles structures nécessaires à l’économie du domaine, sans oublier le territoire de la ville.

Aujourd’hui, ce château a repris vie. La fréquentation du site passe de 6.800 visiteurs en 2013 à 22.000 en 2018 et près de 35.000 attendus pour 2019.

Mais malheureusement cela ne suffit pas. Plus nous avançons dans la connaissance du domaine, plus nous découvrons de sujets devenus nécessaires à la sauvegarde de ces lieux prestigieux.

C’est pourquoi nous faisons appel aux bonnes volontés pour nous aider financièrement, ou par tous moyens pouvant être mis en œuvre. D’avance nous vous en remercions, mais découvrons ensemble ce programme de restaurations.

Historique du château

Le château de Selles-sur-Cher est fondé une première fois en 935 par Thibault le Tricheur pour protéger la ville des invasions vikings. Il ne reste de cette époque que le tracé des douves et les fondations de certains bâtiments.

Il est détruit fin XIIe siècle et reconstruit par Robert de Courtenay, cousin et bouteiller du roi de France. Une forteresse est bâtie et nous pouvons encore en contempler quelques tours rondes, des murs d’enceinte et un portail fortifié. Deux empereurs de Byzance, cinq rois, de nombreux princes et Jeanne d’Arc y séjournent.

Il est de nouveau détruit pendant les guerres de religion et reconstruit en style Renaissance par Philippe de Béthune, frère de Sully et ambassadeur d’Henri IV. Un immense corps de bâtiment, deux ailes et une vaste cour pavée sont édifiés.

Après la Révolution, deux tiers des bâtiments sont détruits.

Aujourd’hui subsistent deux pavillons, le mur aux oculi, le mur-écran, un bâtiment médiéval modifié par Philippe de Béthune contenant les Pavillons Dorés. Ces derniers furent mis en place par des artistes italiens en 1628 et constituent un des rares exemples de plafonds à petits caissons en France. Quatre plafonds des premiers appartements de Philippe de Béthune subsistent. Ils présentent 396 caissons peints aux moulures dorées, tandis que les murs portent encore quelques fresques très colorées ornées de maximes latines. À ce titre, ils constituent le trésor en péril du château.

La famille du Moulinet d’Hardemare le sauve à la fin du XIXe siècle, ce qui nous permet de l’admirer aujourd’hui.

Actualité du château de Selles-sur-Cher

En 2012, après une douzaine d’années d’abandon, le château est repris par Katherine et Nicolas Mazzesi qui souhaitent le ressusciter. Un programme de restauration ambitieux est entrepris pour traiter les urgences : une salle de réunion et dégustation, deux pavillons d’accueil et des suites hôtelières. L’objectif est de remettre en place un moteur économique dans le château, capable de l’entretenir, le rénover et lui permettre de traverser le temps. Un chai est réinstallé dans la partie médiévale pour perpétuer la tradition multi séculaire du château, et des ruches sont installées hors du parcours de visite.

    • En 2014, le château est élu site touristique préféré des habitants du Loir-et-Cher.
    • En 2015, il est le premier château en Europe à proposer un parcours de visite en réalité augmentée et virtuelle 3D.
    • En 2016, la première vendange est conduite et ses cuvées gagnent 2 étoiles au guide Hachette 2019.
    • En 2017, l’ambassade des États-Unis y commémore le centenaire de la présence des troupes américaines en Val de Cher.
    • En 2018, il aide l’hôpital à nouer des liens avec le ministère de la santé chinois.

Dans toutes ses actions, le château inclut en effet le centre-ville de Selles-sur-Cher. Ses événements bénéficient à tout son territoire au fil de l’année : Nouvel An chinois, expositions Playmobil®, chasses aux œufs, premier Forum des Entreprises en Val de Cher, Geek Faëries, fêtes médiévales, concerts, fêtes du Patrimoine et cochon bernache ravissent les petits et les grands tout en dynamisant l’économie locale. La fréquentation du site passe de 6.800 visiteurs en 2013 à 22.000 en 2018 et près de 35.000 attendus pour 2019.

État de péril

Le château comporte plusieurs parties d’époques différentes : un ensemble médiéval des XIIe et  XVe s. remaniés au XVIIe s. et une demeure de prestige édifiée au XVIIe s. en partie démolie à la Révolution, mais dont deux pavillons et un mur Renaissance subsistent. Les parties Renaissance ont été restaurées au XIXe s. par une famille locale l’ayant acquis pour l’habiter.

Une restauration de plus grande ampleur fut réalisée par cette même famille en 1912, puis les façades de l’un des pavillons Renaissance ont été réhabilitées vers 2000-2003 après un changement de propriétaire. Ce château fut ensuite abandonné jusqu’à sa reprise par les propriétaires actuels en 2012.

Les bâtiments médiévaux ont souffert gravement de leur abandon depuis bien plus longtemps :

    • Deux tours ne sont plus hors d’air ni hors d’eau, et présentent des fissures.
    • Le bâtiment médiéval dit « des Intendants » n’est plus véritablement hors d’air par ses nombreuses fenêtres du XVIIe s. complètement dégradées, tandis que les corniches en appuis ont également souffert des intempéries.
    • Il en est de même pour cinq des six cheminées du XVIIe s. qui sont percées et menacent de s’effondrer sur les toitures.
    • Le joyau du château, réalisé au XVIIe s. par des artistes italiens, montrant de magnifiques plafonds à caissons qui s’affaissent progressivement malgré des consolidations non datées, mais peut-être du XIXe s.
    • L’ensemble des combles est dans un état pitoyable, et fait le bonheur des pigeons.

Par ailleurs, deux bâtiments remaniés probablement vers le XIXe s. sont en ruine, l’un d’eux se trouvant actuellement à ciel ouvert, tandis que l’autre est provisoirement couvert de tôles.

Restaurations

D’un point de vue général, le château de Selles-sur-Cher nécessite des interventions dans plusieurs domaines :

    • Murs de soutènement des douves ;
    • Renforcement des ponts ;
    • Suppression d’un chemin de chantier construit en 2000 pour rétablir les échanges aquatiques des douves ;
    • Murs de soutènement de la poterne nord ;
    • Tour du Coq (XIIIe siècle) en cours d’effondrement ;
    • Corps de bâtiment médiéval et sa tour fendue ;
    • Restauration des plafonds des Pavillons dorés ;
    • etc.

La restauration du corps de bâtiment médiéval principal constituerait la pièce maîtresse de notre démarche. Elle permettrait des rénovations moins importantes parmi celles citées précédemment. Cette restauration concernerait en particulier : la mise hors d’eau et hors d’air du bâtiment (cheminées, fenêtres, corniches), la mise en sécurité du toit (poutres porteuses), la rénovation du joyau du château les Pavillons Dorés (dépose et restauration) et le gel de la destruction de la tour ouest.

Un véritable programme

Définition du programme

L’état d’abandon des parties médiévales du château nécessite la définition d’un programme de travaux se classant en plusieurs volets :

    1. Renforcement des ouvrages pour les structures ;
    2. Restaurations de mise hors d’eau et hors d’air des bâtiments ;
    3. Restauration artistique du joyau du château, les Pavillons dorés.

Renforcement des structures

Les douves

Les douves qui entourent le château sont en relation avec la nappe phréatique du Cher. À notre époque, la rivière connaît des variations de niveaux importantes, et présente des périodes d’étiage dues aux évolutions climatiques, notamment de la sécheresse. En contre coup, les douves connaissent fréquemment des baisses de niveau, les mettant parfois à sec. Cette situation entraîne des désordres de structures sur les murs : dislocation des parois maçonnées, auxquelles s’ajoute la présence de végétations prospérant à proximité immédiate et parfois même à travers les parois. Si cette végétation est traitée en quasi permanence par les personnels du château, les maçonneries nécessitent l’intervention de spécialistes. Nous distinguons deux postes principaux en reprises de maçonneries :

    • Réfection des murs de soutènement des douves ;
    • Renforcements des piles des deux ponts côté est.

Par ailleurs, à l’occasion d’un projet abandonné, imaginé par des propriétaires précédents, à proximité de la Tour du Coq au sud, les douves se sont trouvées séparées en deux parties, par un chemin de chantier construit en 2000 coupant la circulation des eaux entre l’ouest et l’est. Il y a donc maintenant un différentiel des niveaux, ce qui assèche plus l’une des douves que l’autre. Une remise en ordre de cette situation est nécessaire, avec rétablissement des circulations aquatiques :

    • Suppression du chemin de chantier pour rétablir les échanges aquatiques des douves, et rétablissement du pont qui permettait un accès depuis l’extérieur des remparts à la cour médiévale.

Il ne s’agit pas de reconstruire un véritable pont, mais de poser quelques buses sous le chemin, au fond des douves, pour rétablir la circulation des eaux.

La poterne nord

Aux époques très anciennes, au nord du site l’intérieur du château était directement desservi par bateaux depuis la rivière, par une rampe fermée par une porte, passant sous une poterne militairement défendue. Aujourd’hui, seules la poterne et la rampe subsistent, mais pour les mêmes raisons que pour les douves, la rampe et la poterne sont constamment à sec. L’un des murs de la rampe présente une inclinaison inquiétante, tandis que la végétation prospère accentuant le phénomène, à tel point qu’il a été nécessaire d’interdire cette partie du site aux visiteurs, pour garantir leur sécurité. Une remise en ordre de cette situation est nécessaire :

    • Réfection des murs de soutènement de la poterne nord.

La Tour du Coq

Cette tour est datée du XIIIe siècle. Elle défendait la pointe de l’enceinte vers le sud du site, à proximité du pont qui permettait l’accès à la cour médiévale. Cette tour a connu, semble-t-il, des modifications au cours des temps. Elle montre actuellement la présence de ce qui peut être interprété comme un four à briques dans sa partie basse, mais non daté. La partie supérieure est dégradée, devenue non protégée des intempéries, sa paroi vers l’ouest perd régulièrement ses maçonneries. L’accès à cette tour est maintenant abandonné, tandis que les pierres des maçonneries s’accumulent à sa base. Une remise en ordre de cette situation est nécessaire :

    • Renforcement de la Tour du Coq, pour interrompre sa dégradation afin d’éviter son effondrement.

Il ne s’agit pas de reconstruire cette tour, mais de seulement stopper sa dégradation.

La défense médiévale ouest

Présentation

La défense médiévale du côté ouest du site est constituée de plusieurs bâtiments, réaménagés par Philippe de Béthune au XVIIe siècle :

    • Un grand corps au sud-ouest, dit Bâtiment des Intendants, flanqué d’une tour ;
    • Une porte encadrée de deux tours, défendant l’accès depuis l’ouest, dite Porte Jeanne d’Arc. Cette porte était probablement équipée d’un pont-levis avant les travaux du XVIIe siècle de Philippe de Béthune, tandis que des hourds y subsistent ;
    • Les restes d’un petit corps de bâtiment au nord.
Le Bâtiment des Intendants

Ce bâtiment a été plus ou moins entretenu ces dernières décennies, avec des résultats divers. Récemment, les nouveaux propriétaires ont entrepris un véritable travail de fonds sur le rez-de-chaussée :

    • Réalisation d’un chai pour renouer avec le prestigieux passé viticole du château depuis les XIIe – XIIIe s. toujours présent au XVIIIe s. ;
    • Réalisation d’une salle de dégustation polyvalente ;
    • Réhabilitation de quelques locaux reconvertis en ateliers et stockages.

De même, les salles du premier étage ont été réhabilitées et ouvertes aux visiteurs. Des expositions s’y déroulent. Cependant, les parties supérieures ne sont plus véritablement hors d’air et hors d’eaux. Plusieurs postes de rénovations sont devenus nécessaires :

    • Réfection des fenêtres du Bâtiment des Intendants datées du XVIIe siècle (une quarantaine au total) ;
    • Réfection des corniches du Bâtiment des Intendants en appuis de ces fenêtres.

Une trentaine de fenêtres sont concernées par ces remises en ordre.

Par ailleurs, si la toiture en ardoises du XVIIe siècle est dans un assez bon état général, il n’en est pas de même des six cheminées, également du XVIIe siècle, dont cinq présentent des dégradations plus ou moins importantes. En effet, l’appareillage est constitué de briques et de tuffeau, pierre tendre qui se dégrade dans le temps. Certaines cheminées sont percées, elles risquent de s’effondrer à travers les toitures. Une remise en ordre de cette situation est nécessaire :

    • Restauration de cinq cheminées du XVIIe siècle.
La tour fendue

Le bâtiment des intendants est associé à une tour de défense médiévale côté sud-ouest. Cette tour a également fait l’objet de mesures provisoires, mais non pérennes : quelques fissures sont apparues, tandis qu’une couverture provisoire s’est considérablement dégradée, elle n’est plus hors d’eaux. Une remise en ordre de cette situation est également nécessaire :

    • Renforcement de la tour fendue, avec mise en place d’une couverture provisoire pérenne. L’objet ici est de stopper le phénomène d’accentuation des fissures, et de mise hors d’eaux de la partie supérieure.

Il ne s’agit pas d’y aménager une toiture, car une véritable étude serait nécessaire pour déterminer un choix entre terrasse et mise en place d’un toit, ce n’est pas d’actualité. Il en est de même des aménagements intérieurs, car si les salles restent encore accessibles, elles sont interdites aux visiteurs, et il n’est pas d’actualité d’y proposer des aménagements.

Le joyau abandonné du château

Lorsque Philippe de Béthune acquis le site au XVIIe siècle, il a aménagé la partie supérieure que nous appelons Porte Jeanne d’Arc, pour y constituer des pièces à vivre. Il s’agit de deux pièces principales, situées chacune au-dessus des deux tours, plus un oratoire et un couloir reliant des deux grandes pièces précédentes au-dessus de l’ancienne porte médiévale.

Les deux pièces principales comportent chacune une magnifique cheminée, décorées avec le monogramme de Philippe de Béthune au double P entrelacé, sculpté et rehaussé à l’or fin. Les murs des pièces présentent les restes de fresques richement colorées de figures allégoriques, et comportant des maximes latines. Les quatre plafonds ont été décorés par des artistes italiens. Ils comportent des caissons peints colorés, rehaussés à l’or fin. Dans chaque pièce principale, on dénombre 162 caissons, 44 dans l’oratoire, et 28 dans le couloir. Cet ensemble est actuellement nommé Pavillons dorés.

Ces riches décors sont encore visibles dans leur état de conservation depuis le XVIIe siècle. Si les parois sont parfois dégradées, les plafonds sont complets et en assez bon état apparent. Cependant, ces plafonds ont entamé un progressif abaissement, en raison de la dégradation des structures des charpentes auxquelles ils sont accrochés. Ces salles sont maintenant fermées aux visites, sauf à de rares exceptions comme lors des Journées européennes du Patrimoine. Une première urgence est donc devenue nécessaire :

    • Restauration des plafonds des Pavillons dorés.

Tableau financier

Nous sommes en mesure de chiffrer les restaurations envisagées selon les études préliminaires :